Manifestation des employés de la MTCSL : 224 employés sur le pavé, le PM doit assumer ses responsabilités

Une centaine d’employés de la MTC Sports and Leisure Limited sont descendus dans les rues de la capitale pour protester contre la perte de leurs emplois. Ils en tiennent pour responsables le Premier ministre, Pravind Jugnauth, Kamal Taposeea, l’ex-président du Mauritius Turf Club, qualifié de transfuge car il occupe aujourd’hui la présidence du Board de la People’s Turf PLC mais aussi la MTC/MTCSL.
Ils sont 224 employés qui se retrouvent du jour au lendemain sur le pavé alors que certains d’entre eux ont consacré plus de 20 ans de leur vie à travailler sans répit pour le MTC et le sport hippique. Tout au long du trajet, notamment du Champ-de-Mars à l’esplanade de la Cathédrale St Louis, les employés de la MTCSL ont scandé des slogans anti-Kamal Taposeea qui, selon eux, a trahi le MTC/MTCSL en acceptant un accord secret avec le Prime Minister’s Office et cela au détriment de la MTCSL et des membres du personnel.
Cette manifestation n’est que le début de toute une série d’actions pour que les travailleurs de la MTCSL ne soient pas le dindon de la farce. Après avoir dénoncé le monopole que détenait le MTC, le gouvernement a tout fait pour l’évincer et le remplacer par la People’s Turf PLC, qui se trouve également en situation de monopole, ce qui est inacceptable. C’est ce qu’indiquent les manifestants.
Si le gouvernement est responsable, la MTCSL l’est aussi car d’après les dirigeants de la Federation of Progressive Unions (FPU), elle aurait dû continuer à organiser les courses au même titre que la People’s Turf PLC. En cas de litige, il fallait trouver un arbitre pour trancher afin de prendre la meilleure décision possible dans l’intérêt des courses et non pas laisser un des organisateurs à agir comme juge et partie comme l’a fait le gouvernement.
Après la manifestation, une délégation, composée des employés de la MTCSL et des représentants de la FPU et de la MSSEU, est partie déposer une lettre au bureau du Premier ministre. La FPU est toujours dans l’attente d’un rendez-vous avec le Premier ministre, Pravind Jugnauth, qui doit assumer ses responsabilités et prendre ses dispositions pour qu’il ne soit pas perçu comme l’instigateur et le principal responsable de la perte d’emploi de ces 224 employés dans la conjoncture.

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