Carnet de voyage : le tour de la Provence via quatre universités

Depuis le début de l’année, nous vous avons emmené au soleil, dans le sud de la France, sur la Côte d’Azur, en passant par Toulon. Cette semaine, nous allons à la découverte de la région provençale, autrement, avec la visite des établissements d’enseignement supérieure de la région Provences-Alpes-Côte d’Azur (PACA), qui proposent des formations allant de la licence au doctorat. Une occasion pour permettre à nos lecteurs et à nos jeunes primo-partants de faire connaissance avec cette partie de la France, qui reste dans le top 3 des destinations favorites pour les études supérieures.

- Publicité -

Nous en avions parlé, il y a deux mois. L’université de Toulon, du département du Var, est une petite pépite en termes de recherches. Abritant le plus grand port militaire de Méditerranée, la ville de Toulon est aussi reconnue pour son pôle universitaire pluridisciplinaire, avec son université possédant trois campus, dans le centre de Toulon, à la porte d’Italie, à La Garde et à Draguignan. Principalement tournée vers la mer – car Toulon reste avant tout une ville portuaire -, avec une faculté de SeaTech très réputée, l’université de Toulon est une des quatre principales universités de la région PACA.

Plus petite que ses consœurs, dont celle de la Côte d’Azur ou d’Aix-Marseille, elle propose des formations en sciences humaines et sociales, droit, ingénierie et… en sport. En effet, les champions de France de rugby ont une unité de formation et de recherche (UFR), soit une faculté de Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) au top. Par ailleurs, depuis quelques années, Toulon abrite la crème de la crème des architectes d’intérieur, avec la prestigieuse école parisienne d’intérieur-designers, l’école Camondo. Une aubaine pour les passionnés d’architecture et des beaux-arts qui ne veulent pas du stress parisien et qui veulent profiter du soleil et du mistral (quand il n’est pas trop en colère, cependant).

- Publicité -

La Côte d’Azur : ses belles plages et ses labos de recherche

Deuxième stop : Nice. Ah la Côte d’Azur ! Ses plages ensoleillées, ses marinas de yachts, ses grands jardins… bref, de quoi faire rêver ? Mais ce que d’aucuns ne savent pas, c’est que la Côte d’Azur est devenue au fil des années, un véritable centre d’excellence d’études supérieures. En effet, l’université Côte d’Azur assure l’ensemble des activités de l’ancienne université de Nice, anciennement connue comme l’université Nice-Sophia-Antipolis. Pluridisciplinaire, l’université Côte d’Azur dispose de neuf unités UFR, trois instituts et deux écoles, dont l’école d’ingénieurs, Polytech’Nice-Sophia.

- Advertisement -

Avec son climat frais en hiver et son climat chaud en été, les Alpes-Maritimes charment beaucoup d’îliens, dont de nombreux Réunionnais et Malgaches. Il faut aussi savoir qu’il existe à Nice et dans ses alentours une petite communauté soudée d’expatriés mauriciens. D’ailleurs, il suffit d’une recherche sur Google pour se dénicher une bonne adresse pour manger mauricien.

Aix-Marseille, celle qui a formé de nombreux Mauriciens

Plus connue que les autres universités de la région, car plus grande, Aix-Marseille Université a formé de nombreux professionnels mauriciens dont une personnalité très connue de l’île, soit le Premier ministre, Pravind Jugnauth lui-même ! Elle était avant 2007 divisée en trois universités, notamment l’université d’Aix-Marseille I – l’université de Provence ; l’université d’Aix-Marseille II – l’université de la Méditerranée et l’université d’Aix-Marseille III – l’université Paul-Cézanne. Aix-Marseille Université reste, par ailleurs, une des plus grandes d’Europe, voire du monde, accueillant chaque année une dizaine de milliers d’étudiants étrangers.

Composée de cinq campus administratifs, à Aix-en-Provence, Marseille Étoile, Marseille Centre, Marseille La Timone et Marseille Luminy, Aix-Marseille Université est aussi implantée dans toute la région PACA, notamment à Arles, Aubagne, Avignon et à La Ciotat. Pas de panique, les TER sont là pour assurer les connexions, et généralement en une heure et des poussières, le trajet est vite fait ! Aussi, l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, soit Sciences Po Aix, situé à Aix-en-Provence dans le département français des Bouches-du-Rhône, est l’un des 11 instituts d’études politiques de France et il fait à ce titre partie des grandes écoles.

À Avignon, il n’y a pas que le pont

À Avignon, il y a le pont, mais il y a aussi une des plus vieilles universités de France. Centre névralgique des décisions politiques à l’époque des papes – d’ailleurs si vous êtes dans les parages, la visite du Palais des Papes est un must ! – la ville d’Avignon, située dans le département du Vaucluse de la région PACA, abrite une des plus grandes et anciennes bibliothèques d’Europe.

Pour la petite histoire, l’université d’Avignon a été créée en 1303, pour faire concurrence avec la création de la Sorbonne, alors considérée comme une haute institution royale réservée à l’élite. Aujourd’hui, axée sur les agrosciences et évidemment sur la culture et le patrimoine (une visite de la ville, et vous comprendrez à quel point le patrimoine est important pour les Avignonnais), l’université d’Avignon comprend deux campus, l’un au centre-ville, intra-muros et qui a été aménagé dans l’ancien hôpital Saint-Marthe et le second au sud dans l’agroparc de la ville. Nous avons eu l’occasion de visiter le premier campus qui abrite l’UFR des sciences humaines et sociales, et croyez-nous, le campus n’a rien d’un hôpital. Avec un petit air de temple grec, grâce à son style architectural néoclassique, que vous retrouverez soit dit en passant, à Paris, à l’église de la Madeleine, l’université d’Avignon respire l’Art.

De plus, Avignon est réputé pour son festival d’art, avec les nombreux spectacles de danse, de musique, de théâtre, et ce à chaque coin de rue ! Bref, le dépaysement est total. Évidemment, il n’est pas au goût de tout le monde d’aller visiter des centres universitaires lorsque l’on est en vacances, mais ils en valent le coup, car il n’y a finalement rien de plus beau – en plus du cœur, du souk – que le cerveau d’un pays que l’on vient de visiter.

KD

 

EN CONTINU
éditions numériques