Témoignage – Une directrice : « Des conditions de l’ECCEA déjà très contraignantes »  

Alors que le gouvernement étudie encore la formule de subvention, une directrice d’école révèle que l’ECCEA dispose déjà de critères très stricts et très contraignants, rien que pour obtenir l’enregistrement et l’allocation de Rs 400 par enfant.

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« Il faut savoir que pour opérer comme école privée, il faut être enregistré auprès de l’ECCEA, qui est l’autorité régulatrice. Il y a un certain nombre de critères à respecter. À titre d’exemple, on décide du nombre d’enfants que vous pouvez accueillir selon la superficie de votre école. Si vous avez un ou deux enfants en plus, vous n’avez pas droit à la subvention », révèle-t-elle.

De plus, pour le dernier exercice d’enregistrement, dit-elle, beaucoup d’écoles opérant sous l’égide d’une association religieuse ou situées dans la cour d’un lieu de culte ont fait face à des difficultés. « On a exigé le Building Permit de l’autorité locale où ces écoles sont situées. Or, il n’y a pas de Building Permit, pour la bonne et simple raison que le bâtiment appartient à l’association religieuse. Nous avons essayé de présenter notre contrat de location, mais cela n’a pas été accepté. Il a fallu entreprendre beaucoup de démarches à divers niveaux pour finalement obtenir l’enregistrement. Là encore, c’est pour deux ans.

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Pour l’année prochaine, on ne sait pas comment cela va se passer »,fait-elle comprendre.
Et ce n’est pas tout. Une directrice d’école ne peut cumuler le rôle d’éducatrice. Pourtant, elle ne perçoit aucune aide personnelle de l’État. « Parfois, les petites écoles ont des difficultés à trouver des personnes qualifiées pour agir comme éducatrice. Car l’autorité exige le diplôme du MIE. Pour cela, il faut détenir au minimum un School Certificate. Autrefois, les éducatrices suivaient le cours de Bethléem. Mais cela n’est plus reconnu de nos jours. Celles qui ont cette formation peuvent travailler comme Teaching Helper seulement. Ce grade n’est pas suffisant pour avoir des enfants sous sa responsabilité », ajoute-t-elle.

En effet, les règlements en vigueur imposent à chaque éducatrice qualifiée un groupe de 16 élèves. Si une école n’a que deux éducatrices détentrices du diplôme de la MIE, elle aura le droit de recruter 32 enfants. « Ce qui est injuste, c’est que dans les écoles publiques, il y a une éducatrice pour 30 enfants », dénonce-t-elle.

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En revanche, confie la directrice, les écoles qui appliquent des frais de scolarité de moins de Rs 1 600 ont droit à du matériel pédagogique et des jeux de la part du gouvernement, à travers l’ECCEA.

Pour ce qui est des demandes d’admission pour 2024, elle confie que tout est en suspens, car on ne sait qu’est-ce qu’on dira aux parents. Soit si l’école sera complètement gratuite ou pas.

Vu la situation, conclut-elle, on peut déjà prévoir que certaines écoles seront contraintes de fermer. « Si je ne suis pas qualifiée pour obtenir le Grant du gouvernement, je ne pense pas que les parents continueront d’envoyer leurs enfants chez moi. Par contre, les grandes écoles très réputées, elles, n’ont pas ce souci, puisque les parents n’hésiteront pas à payer », regrette-t-elle.

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