Cela fait plusieurs semaines que le gouvernement a démarré la série de Ground Breaking Ceremonies, dans le cadre de la construction de 8 000 logements sociaux à travers le pays. « Dans deux à trois semaines, nous procèderons à la pose de la première pierre de ce projet, à Bambous », annonce le Deputy Prime Minister et le ministre du Logement, Steven Obeegadoo. C’état à Bel-Air/Rivière-Sèche, hier après-midi, où il donnait le premier coup de pioche, aux côtés du ministre Hurdoyal et du Deputy Speaker Zahid Nazurally, tous deux élus de Montagne-Blanche/Grande-Rivière-Sud-Est (No 10) pour le projet de construction de 188 unités.
Steven Obeegadoo a souligné que 21 permis de construction ont déjà été octroyés en vue du démarrage des chantiers. Il a rappelé que le projet du gouvernement est de construire 12 000 logements sociaux dont 8 000 lors d’une première phase. À cet effet, 39 sites ont été identifiés et 34 contracteurs ont reçu leur Letter of Award respective et 21 les permis de construction.
Il note que « tout devrait aller vite maintenant étant donné que le dernier Finance Bill prévoit une exemption du Land Conservation Permit lorsqu’il s’agit des terres agricoles de l’état. Dans la mesure où il s’agit d’un terrain privé, le NSDL (New Social Living Development) ne paiera pas la taxe même s’il doit avoir le Land Conversion Permit .»
Le chantier de Bel-Air-Rivière-Sèche occupera une superficie de 10 arpents. Chaque logement comptera deux chambres à coucher avec la possibilité de construire en hauteur. Il précise que 10% de ces logements seront réservés à des bénéficiaires de la National Empowerment Foundation (NEF), huit unités seront réservées aux handicapés avec les facilités nécessaires. Chaque maison est de 61 mètres carrés. Le nouveau morcellement comptera des aires de stationnement, une salle polyvalente, un jardin d’enfants, des infrastructures sportives entre autres, pour faciliter la vie des habitants et pour empêcher que « les jeunes ne tombent dans la drogue ou l’alcool ».
À une question de la presse au sujet des bénéficiaires, il a souligné que cela se fera en ordre prioritaire : « Priorité pou donn a bann fami ki pe atan depi dizan. Pou ena enn konsiderasyon pou bann harship cases, bann andikape ou bann dimounn ki ena enn maladi an faz terminal et zot fami pe atann enn lakaz. »
Il ajoute que le critère de proximité est important également. « Dimounn Port-Louis Rivière du Rempart ou Souillac pa pou kapav vinn isi », dit Steven Obeegadoo. Il rappelle que les familles devront également apporter leurs contributions financières. Cependant, les modalités restent à être finalisées. « Pa kapav met enn kondisyon ki dimounn pa kapav peye », avance-t-il, en ajoutant que « le coût de construction a connu une hausse de 30% récemment ».
Le Deputy Prime Minister a fait comprendre que les propriétaires de ces logements « écologiques » seront encadrés par les autorités. Il a mis l’accent sur un certain nombre de problèmes existants dans le pays comme l’accès à l’eau potable et à l’éducation. « Nou bizin asire ki ena koneksyon delo. Ou konn problem delo dan Mori? Bizin asire ki dimounn ena delo. Eski ena plas dan lekol? Eski ena profeser? Eski ena enn dispenser pou kan dimounn malad ? Eski ena plas pou akeyir zot ? » énumère-t-il. Il a conclu que c’est un projet d’envergure qui demande un apprentissage au quotidien pour sa concrétisation. « Se enn gro challenge. Mo pa pe vinn dir nou konn tou, nou ena solisyon pou tou. Sak zour nou apran. Nou responsabilite se donn rezilta », affirme-t-il.

