Leela Devi Dookun-Luchoomun, VPM et ministre de l’Education: « Les droits constitutionnels du DPP seront préservés »

La vice-Première ministre et ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun, soutient que le Financial Crimes Commission Bill viendra combler des lacunes dans les dispositions légales en vue de combattre les crimes financiers. Elle indique que la dernière commission d’enquête sur la drogue avait relevé le manque de coordination entre les institutions. Rejetant les critiques de l’opposition, elle affirme que les droits constitutionnels du Directeur des Poursuites Publiques (DPP) seront préservés.

- Publicité -

Leela Devi Dookun-Luchoomun est d’avis que cette nouvelle loi donnera lieu à des actions plus efficaces. Elle a établi un parallèle avec la Mauritius Revenue Authority, qui a été créée pour amener plusieurs institutions à travailler de concert dans le contexte de la lutte contre l’évasion fiscale. « Et cela a porté ses fruits », dit-elle.

La Financial Crimes Commission sera appelée à travailler dans la même direction, précisant qu’avec l’évolution de la technologie, il devient plus difficile de traquer les crimes financiers. Elle a ainsi rejeté les critiques de l’opposition, estimant qu’il n’y a rien de concret dans leurs arguments. « On dit que le directeur du FCC ne sera pas indépendant parce qu’il sera nommé par le Premier ministre. Mais ce n’est pas la première fois que le PM nomme quelqu’un. C’est déjà le cas pour le directeur de l’ICAC et le CP. Ils n’ont rien trouvé à dire pendant tout ce temps ? » trouve-t-elle.

- Publicité -

Leela Devi Dookun-Luchoomun avance que lorsque le Parti travailliste était au gouvernement, ce dernier avait même pris la liberté de nommer le directeur de l’ICAC sans passer par l’approbation du président de la république. « N’y avait-il pas d’ingérence à ce moment-là ? »,se demande-t-elle.

La VPM et ministre de l’Éducation est revenu sur le fait qu’il n’y a pas longtemps, Maurice était sur la liste grise du GAFI et que le gouvernement a travaillé dur pour s’en sortir. « Est-ce que l’opposition voudrait que cette étiquette se colle à nous pour toujours ? Le gouvernement a choisi de s’embarquer sur la route de la transparence en matière de Global Business et faire de Maurice un centre financier international d’excellence et d’intégrité », ajoute-t-elle.

- Advertisement -

Elle poursuit que le pays doit également se conformer aux exigences d’institutions internationales comme l’OCDE : « le gouvernement a su prendre les mesures nécessaires pour que le pays ne soit pas taxé de paradis fiscal. Suivant notre réactivité à sortir de la liste grise, nous sommes maintenant sollicités pour notre expertise dans la région. »

Revenant aux critiques de l’opposition, elle maintient que le leader de l’opposition sera consulté pour la nomination du directeur, comme c’est le cas pour d’autres institutions. « Il a affirmé être toujours mis devant des faits accomplis. Mais le Premier ministre ne peut revenir sur une nomination pour satisfaire  les caprices du leader de l’opposition. S’il a des objections, il doit venir avec des preuves solides », dit-elle.

Concernant les pouvoirs du DPP, Leela Devi Dookun-Luchoomun  souligne que l’article 142 du FCC Bill préserve ses droits constitutionnels. Elle a également rejeté les critiques concernant l’atteinte à la vie privée à travers la surveillance téléphonique« Nous ne sommes pas dans un scénario d’Hollywood, comme certains voudraient le faire accroire. Ceux qui ne sont pas impliqués dans les crimes financiers n’ont pas à avoir peur. Je ne comprends pas pourquoi on en fait tout un plat », reprend-elle.

Leela Devi Dookun-Luchoomun a mis l’accent sur le fait que ce projet de  ne fera que renforcer des lois existantes. La VPM a ainsi félicité le PM pour cette initiative et cité Benjamin Franklin pour avancer que le gouvernement se trouve dans la catégorie de ceux qui agissent.

- Publicité -
EN CONTINU
éditions numériques