L’Union des Artistes réclame une indemnisation suite au manque à gagner encouru par les promoteurs et les artistes avec l’annulation des concerts en cette fin d’année. C’était hier, lors d’une rencontre avec le ministre des Arts et du Patrimoine culturel, Avinash Teeluck, à l’heure où se tenait la marche pacifique et artistique du Kolektif Artis dans la capitale. Dans une déclaration à Le Mauricien, Marie-Joëlle Coret, présidente, indique qu’une nouvelle réunion est prévue jeudi prochain.
Marie-Joëlle Coret indique que l’Union des artistes est en contact avec le ministère depuis octobre dernier, à la suite du violent incident survenu à La-Citadelle lors d’une manifestation musicale. « Nous avons eu une première rencontre avec le secrétaire permanent du ministère le 27 octobre et nous avions demandé une rencontre avec le ministre. Hier, on nous a dit qu’il allait nous recevoir », affirme-t-elle en ajoutant que « nous lui avons fait part de nos revendications et nos propositions, et il nous a dit qu’il nous donnera des réponses lors de la prochaine rencontre ».
Parmi les propositions faites figure la réclamation d’une indemnisation à l’intention de tous ceux qui ont fait des pertes dues à l’annulation des concerts. L’UoA demande au ministre de tutelle et à l’État de ne pas annuler des concerts sauf en cas d’extrême urgence climatique ou de troubles à l’ordre public.
Parmi les autres questions soulevées, l’UoA demande les raisons qui motivent l’annulation des concerts souvent à l’affiche deux ou trois mois à l’avance. Elle souhaite savoir s’il existe « une procédure claire, formalisée et officielle », pour une demande d’autorisation d’organiser un concert ou tout autre événement. Dans lequel cas, si les organisateurs peuvent être mis en courant de cela. Les horaires, l’existence des lieux de concert, le fonctionnement de la MASA, « l’exploitation des artistes dans les hôtels » et le texte de loi sur le Status of Artists, ont aussi été abordés.
Invitée à réagir sur la marche du Kolektif Artis d’hier, Joëlle Coret a indiqué que le syndicat était déjà en contact avec le ministère. « Quand nous avions eu notre première rencontre, il n’y avait pas encore de décision quant à la marche. Lorsque le ministère nous a contactés pour nous dire que le ministre nous recevra jeudi à 10h30, c’était notre devoir d’y aller. Nous avons des représentants qui étaient présents aux rencontres des artistes. Si nous n’avions pas eu cette rencontre, définitivement, nous nous serions joints à la marche. Il est important de noter qu’il n’y a pas deux combats. C’est le même. Pena divisyon ! Se enn sel lekip, lekip artis ! Nous soutenons leurs démarches. Nous sommes solidaires ! » soutient-elle.
L’UoA compte une centaine de membres artistes, toutes disciplines confondues. « C’est un syndicat, nous avons une structure et nous opérons d’une certaine façon. Nous invitons les artistes du collectif à se joindre à l’union et à nous soumettre leurs doléances », conclut Marie-Joëlle Coret.

