Rodrigues : L’OPR sort l’artillerie lourde et accuse l’alliance de trahison

La colère gronde à Rodrigues. Sur la plage emblématique de Pointe-Coton, l’Organisation du Peuple de Rodrigues (l’OPR) a en effet transformé son traditionnel pique-nique de bonne année en une démonstration de force politique. Dans une ambiance à la fois festive et électrique, musique, foules et discours engagés se sont mêlés pour porter un message clair : l’heure des comptes a sonné.

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Vêtue majoritairement de blanc, symbole de ralliement et de détermination, une foule compacte s’est massée autour du podium, tandis que des artistes locaux et nationaux enflammaient la scène. Mais ce sont surtout les prises de parole politiques qui ont marqué les esprits. Trois figures de l’OPR ont ainsi donné le ton, à savoir Francisco François, le leader du parti, Franchette Gaspard Pierre-Louis; La Minority Meader à l’Assemblée Régionale de Rodrigues (ARR) et Nicholson Lisette.

Sans détour, ils ont accusé le gouvernement de l’alliance « de corruption et d’incompétence », et d’avoir « gravement terni l’image de Rodrigues, tant au niveau national qu’international », et ce, alors que l’enquête de la Financial Crimes Commission (FCC) fait toujours la une de l’actualité.

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Francisco François a frappé fort. Affirmant que l’OPR est « plus solide que jamais », il a mis en lumière les fractures internes de l’alliance gouvernementale et lance un appel solennel à la Financial Crimes Commission pour qu’elle mène une enquête « libre, indépendante et sans aucune pression politique ». Martelant que « Rodrigues mérite la vérité » sous une salve d’applaudissements.

La Minority Leader n’a pas non plus mâché ses mots. Elle a ciblé directement Johnson Roussety, l’accusant de « chercher à intimider » la Financial Crimes Commission et de « semer la peur, au lieu de rendre des comptes ». Elle a également levé le voile sur plusieurs dossiers jugés explosifs au sein de l’administration centrale, comme les terres, l’hôpital et les infrastructures. Autant de zones d’ombre qui, selon elle, « exigent des réponses urgentes ».

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Quant à Nicholson Lisette, il a dressé un tableau alarmant de la situation de l’eau à Rodrigues, qu’il qualifie de « pire crise jamais connue ». Il a aussi dénoncé un climat de confrontation permanente entre le chef commissaire et les fonctionnaires, ainsi que des comportements irresponsables sur les réseaux sociaux, et ce, pendant que la population souffre.

Pour l’OPR, le constat est donc sans appel : le gouvernement régional actuel a échoué, « échoué à protéger l’image de Rodrigues, échoué à préserver la relation avec Maurice, échoué à répondre aux besoins fondamentaux de la population ». Convaincu que « le vent du changement souffle à nouveau », l’OPR affirme que la reconquête du pouvoir « n’est plus une question de “si”, mais de “quand” ».

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