Soupçonné d’avoir tué sa compagne : nouvelle plainte contre Beltrami Bolzano Kemayou

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Déjà sous les verrous pour le meurtre présumé de sa compagne, le ressortissant camerounais Beltrami Bolzano Kemayou fait désormais face à une nouvelle accusation. Son comportement aux petites heures du mardi 6 janvier, à l’hôpital de Pamplemousses, a conduit à une plainte formelle pour agression sur les forces de l’ordre.

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Le suspect de 24 ans, admis pour des soins sous surveillance policière constante, semble avoir prémédité son coup.

Vers 4 heures du matin, le détenu, a brusquement perturbé le calme de la salle. Alors qu’il était alité, il s’est redressé pour projeter des draps imbibés d’urine sur un des policiers affectés à sa surveillance.

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Malgré que sa main gauche était menottée au lit et ses pieds enchaînés, Beltrami Bolzano Kemayou a réussi à se saisir d’une perfusion mobile, pour menacer les policiers présents avant de le lancer violemment dans leur direction.

Par la suite, le détenu a commencé à traîner son lit de force pour tenter de forcer la porte menant à la salle principale. Dans un accès de violence, il s’est approché d’un autre patient et a menacé de s’en prendre à lui si les policiers ne reculaient pas.

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Pour maitriser le suspect, des renforts de plusieurs unités ont été dépêchés sur place. Le détenu est toutefois parvenu à atteindre un escalier de secours, à forcer une porte et à pénétrer dans une autre salle avant d’être finalement maitrisé.

Kemayou Bolzano a finalement été reconduit en salle O-4 pour recevoir des soins, sous haute surveillance avant d’obtenir sa décharge de l’hôpital cet après-midi. Il a était emmené aux Casernes Centrales, mais n’est pas en mesure de s’expliquer face aux enquêteurs pour l’instant, a déclaré son homme de loi, Me Nawaz Dookhee.

Rappelons que Beltrami Bolzano Kemayou a été arrêté dimanche dernier, après la découverte du corps sans vie de sa compagne, Sivanee Saminaden, à leur domicile à Petit-Raffray. Ce sont les cris de leur bébé de six mois, abandonné dans un baril, qui ont alerté le voisinage, lequel a immédiatement prévenu la police. L’autopsie pratiquée par le département médico-légal de la police a attribué le décès de la jeune mère de famille à une strangulation manuelle.

 

 

 

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