Fraude de Rs 80 M à la Bramer Bank : Chandra Dip et ses acolytes à l’étape du Pre-Sentencing Hearing

Le procès contre Chandra Dip, le fils de l’ancien commissaire de police, Anil Kumar Dip, Darmendra Mulloo, Sheik Jany et Muhammad Maulaboksh a repris mardi 20 devant la Financial Crimes Division de la Cour intermédiaire. Ce procès est présidé par le magistrat Abdool Rahim Tajoodeen.
Les accusés font face à de multiples chefs d’accusation sous les sections 3, 6 et 8 de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act 2002 (FIAMLA), ayant trait au blanchiment d’argent, suivant une fraude massive de Rs 80 millions commise en 2011, au préjudice de la défunte Bramer Banking Corporation Limited. Les quatre suspects ont déjà plaidé coupable en avril 2025. Ce qu’on leur reproche: ils auraient effectué des transferts d’argent illicites vers des sociétés fictives, au détriment des clients de la Bramer Banking Corporation Limited.
L’étape du Pre-Sentencing Hearing a débuté ce mardi, avec les accusés qui ont la chance de s’adresser la Cour s’ils le souhaitent et mettre en avant toute circonstance atténuante.
Darmendra Mulloo, du banc des accusés, a ainsi expliqué qu’il avait agi sous la pression qu’aurait exercée sur lui Younousse Kotoaroo. Ce dernier, alors cadre de la Bramer Banking Corporation Limited, est également accusé dans le cadre de la fraude perpétrée contre cette banque. Il fait face à une série d’accusations de fraude électronique et de blanchiment d’argent mais continue de plaider non coupable, et est poursuivi dans un procès séparé.
Darmendra Mulloo affirme qu’il aurait accepté de réceptionner l’argent que lui versait Kotoaroo dans son compte bancaire. Il avait directement bénéficié d’environ Rs 10 millions, tandis que le reste avait été reversé par la suite dans les comptes bancaires de plusieurs sociétés écrans.
Cette affaire reprendra le 11 février, date à laquelle ce sera au tour de Chandra Prakashsing Dip, décrit durant le procès comme étant le « cerveau » de la fraude, de s’adresser à la Cour.
Chandra Dip avait bénéficié de la grâce présidentielle le 29 décembre 2023, la peine d’une année d’emprisonnement qui lui avait été infligée en 2018 par la Cour intermédiaire pour son implication dans une autre fraude, au préjudice de la compagnie Diadeis Maurice, avait ainsi été commuée en une amende de Rs 100 000 alors que son père était commissaire de police sous le gouvernement de Pravind Jugnauth.

EN CONTINU ↻
éditions numériques