FSC — Salaires de Rs 50 000+ : Accord collectif en vue pour combler les failles de la Workers’ Rights Act

Le ministre du Travail, Reza Uteem, a identifié une série d’anomalies affectant les salariés percevant plus de Rs 50 000 par mois. Il intervenait hier à la Financial Services Commission House, à Ébène, à l’ouverture d’un séminaire placé sous le thème Role of Union in Good Governance. ILsoutient que de nombreux membres de la FSC Staff Union ne tombent pas sous la définition de Worker en raison de leur niveau de rémunération. « Ce qui fait que les protections prévues par la Workers’ Rights Act ne s’appliquent pas à eux », explique-t-il..
Le ministre a cité l’exemple du congé de maladie : un employé classé comme Worker peut prendre un congé pour s’occuper de son épouse ou de son enfant malade. Cette disposition ne s’applique toutefois pas aux contractuels ne relevant pas de cette catégorie. Autre disparité : un Worker bénéficie d’un mois de congé annuel après cinq années de service — un privilège qui n’est pas accordé à ceux exclus de cette définition.
Dans ce contexte, Reza Uteem estime que la FSC Staff Union a un rôle clé à jouer en négociant un accord collectif au nom de ses membres ne relevant pas de la catégorie de Worker.
Une autre anomalie relevée concerne le cas des salariés licenciés. La majorité des employés de la FSC ne sont pas éligibles au Workfare Programme pour bénéficier d’une allocation en attendant de retrouver un emploi. « Il est peut-être temps de corriger cette anomalie afin de permettre à ceux ayant travaillé plus de six mois consécutifs de bénéficier de ce soutien », a-t-il avancé.
Le ministre a également salué l’initiative de la FSC Staff Union d’organiser ce séminaire et l’a invitée à renforcer le dialogue social avec la direction, notamment dans le contexte de l’avènement du numérique.
De son côté, la ministre des Services financiers, Jyoti Jeetun, a félicité le syndicat pour l’organisation de ce forum-débat. Elle a affirmé que le secteur financier mauricien évolue dans un environnement hautement concurrentiel, face à des centres internationaux comme Dubaï, Singapour ou encore le Rwanda.
« Si nous n’avons pas les équipes appropriées derrière nous, nous ne pourrons pas répondre aux exigences en matière d’Ease of Doing Business, d’innovation et de transformation. Il est essentiel que tout notre personnel avance en s’alignant avec la direction pour que Maurice demeure compétitive et attractive » , a-t-elle déclaré.
Indiquant que les services financiers constituent le premier pilier de l’économie — contribuant à 13,4 % du PIB et à hauteur de 65 % aux recettes de la Corporate Tax — Jyoti Jeetun a abordé sur la nécessité de valoriser les hommes et les femmes du secteur afin d’être à la hauteur des responsabilités du pays.
Le Chief Executive de la FSC, Désiré Vencatachellum, a lui aussi salué l’initiative du syndicat. « Le syndicat et la direction doivent jouer ensemble, comme une équipe de football. Mes portes sont ouvertes à toute discussion, sans crainte de représailles », a-t-il laissé entendre.
Il a également fait ressortir que certaines propositions du syndicat ont déjà été soumises au conseil d’administration, notamment en matière de soutien médical aux employés. Par ailleurs, la FSC a permis à certains employés de travailler à domicile pendant une période déterminée.
La présidente de la FSC Staff Union, Brinda Harjan, a accueilli favorablement l’ouverture de la nouvelle direction. « Le dialogue social s’est élargi. Nous nous considérons désormais comme un partenaire à part entière de la FSC », a-t-elle conclu.

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