Alcool et Drogue au volant : Le GM serre la vis avec la saisie de véhicules 

Le gouvernement accélère la cadence contre la conduite sous l’emprise de l’alcool et des stupéfiants. De nouvelles mesures, plus sévères, sont en effet à l’étude afin de renforcer l’arsenal législatif et de dissuader les comportements à risque sur nos routes.

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Le ministre du Transport terrestre, Osman Mahomed, a présidé une réunion stratégique mercredi après-midi à Port-Louis consacrée à l’élaboration d’un document d’orientation. Une fois finalisé, ce Policy Paper sera soumis au Conseil des ministres et servira de base à la rédaction de nouvelles dispositions légales.
Autour de la table figuraient des représentants du bureau du Premier ministre, de la Mauritius Police Force, du State Law Office, de la National Land Transport Authority, du National Road Safety Council ainsi que de la Traffic Management and Road Safety Unit. Cette concertation interinstitutionnelle vise à harmoniser les approches et à garantir une mise en œuvre efficace des futures mesures.
Au cœur des discussions figuraient la mise en fourrière des véhicules et la suspension immédiate des permis de conduire pour les conducteurs contrôlés positifs à l’alcool ou aux drogues. Pour le ministre, « ces sanctions ne doivent pas seulement punir, mais surtout prévenir ». L’objectif affiché est double, car il s’agit à la fois de renforcer la sécurité routière et d’instaurer un effet dissuasif fort contre la consommation de substances psychoactives avant de prendre le volant.
Le ministre Mahomed a rappelé que la sécurité routière demeure une priorité gouvernementale. Dans cette optique, le Penalty Points System (PPS) a été réintroduit le 31 janvier, marquant un retour à une politique plus stricte face aux infractions routières. Les premiers chiffres témoignent d’ailleurs déjà d’une application concrète. Ainsi, au 24 février, 385 contrevenants avaient reçu des amendes et des points de pénalité.
Pour les autorités, ces nouvelles mesures s’inscrivent dans une stratégie globale visant à réduire les accidents, les blessures graves et les décès sur nos routes. En combinant sanctions financières, retrait de points, immobilisation des véhicules et suspension des permis, le gouvernement entend envoyer un signal clair : la tolérance zéro face à la conduite sous influence devient une ligne directrice assumée.
Reste désormais à traduire ces orientations en textes de loi. Le document qui sera soumis au Cabinet déterminera la portée exacte des mesures et les modalités d’application.

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