Voici les dernières évolutions économiques mondiales lundi vers 02H30 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient est entrée dans son 24e jour.
. La crise de l’énergie, « menace majeure » pour l’économie mondiale, selon le chef de l’AIE
« Aucun pays ne sera immunisé contre les effets » de la crise de l’énergie « si elle continue dans cette voie », a affirmé lundi le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, décrivant une « menace majeure » pour l’économie mondiale.
D’après M. Birol, au moins 40 sites énergétiques ont été « gravement endommagés » au Moyen-Orient.
« A ce jour, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit plus que les deux crises pétrolières majeures réunies », a-t-il affirmé au National Press Club à Canberra, en Australie, faisant référence aux crises des années 1970.
. Pétrole: le baril de WTI en hausse
Le baril de West Texas Intermediate, référence américaine, était en hausse de 0,33% à 98,55 dollars, après avoir dépassé plus tôt les 100 dollars plus tôt lundi, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord se repliait de 0,11% à 112,07 dollars.
. L’Iran menace de fermer entièrement le détroit d’Ormuz
L’Iran a assuré qu’il fermerait entièrement le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour l’approvisionnement mondial de pétrole, si Washington met à exécution sa menace de viser ses centrales électriques.
Téhéran avait menacé un peu plus tôt de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient, en réaction à l’ultimatum lancé par Donald Trump, après des frappes iraniennes particulièrement destructrices dans le sud d’Israël.
Sans réouverture totale et inconditionnelle du détroit au plus tard lundi soir, les Etats-Unis « frapperont et anéantiront » les centrales électriques iraniennes « EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE! », prévenu le président américain samedi soir.
. Iran: infrastructures d’eau et d’énergie très endommagées
« Les infrastructures vitales du pays en matière d’eau et d’électricité ont subi de lourds dommages à la suite d’attaques terroristes et cybernétiques menées par les Etats-Unis et le régime sioniste », a déclaré Abbas Aliabadi, ministre iranien de l’Energie, cité par l’agence de presse Isna.
« Les attaques ont visé des dizaines d’installations de transmission et de traitement de l’eau et détruit des parties des réseaux d’approvisionnement critiques », a-t-il précisé, ajoutant que des efforts étaient en cours pour réparer les dégâts.
. TotalEnergies: le PDG inquiet pour les économies du monde entier
Si le conflit dure « plus de six mois », « toutes les économies du monde en souffriront », a averti le PDG du géant pétrolier français TotalEnergies, Patrick Pouyanné, estimant qu’à l’heure actuelle, « ce sont 10 millions de barils de pétrole par jour qui ne peuvent pas sortir du Golfe arabo-persique ».
. Macédoine du Nord: TVA sur les carburants réduite
Dans ce pays des Balkans, la TVA sur l’essence et le gasoil passera de 18% à 10% lundi, et pour deux semaines, selon le Premier ministre Hristijan Mickoski, pour freiner la hausse des prix à la pompe.
L’essence et le gasoil coutaient respectivement environ 1,40 et 1,49 euro par litre dimanche.
. Sri Lanka: nouvelle hausse des carburants
Seconde hausse (+25%) des carburants au Sri Lanka, confronté à d’importantes difficultés d’approvisionnement en hydrocarbures. Ils avaient été augmentés de 8% en début de semaine.
Le Sri Lanka importe la totalité de ses besoins en pétrole et en charbon pour la production d’électricité.
. Les Etats européens appelés à moins remplir leurs stocks de gaz
La Commission européenne a appelé les Etats européens à réduire leurs objectifs de stockage de gaz pour l’hiver, afin d’atténuer la pression sur les prix.
Le niveau de remplissage habituellement requis est de 90% mais ils sont incités à se limiter à 80%, afin de « rassurer les acteurs du marché », selon un courrier aux Etats du commissaire européen chargé de l’énergie, Dan Jorgensen, consulté samedi par l’AFP.
. Bangladesh: en quête d’une aide financière d’urgence
Le Bangladesh a sollicité plus de 2 milliards de dollars de prêts d’urgence auprès d’institutions internationales pour faire face à l’envol de l’or noir.
Rashed Al Titumir, conseiller économique du Premier ministre Tarique Rahman, a indiqué à l’AFP que le Fonds monétaire international (FMI) s’était engagé à prêter 1,3 milliard de dollars et la Banque asiatique de développement (BAD) à 500 millions de soutien budgétaire.
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