Le mystère s’épaissit autour de la mort de William Villars, retrouvé sans vie dans un terrain envahi par les broussailles à Allée-Brillant, Vacoas, lundi. Le jeune homme de 20 ans, maçon de profession et habitant de Cité-Mangalkhan, Floréal, gisait sur le dos lorsque les policiers sont intervenus sur les lieux. Le médecin du SAMU n’a pu que constater son décès. Le cas est traité comme un meurtre pour le moment.
L’autopsie pratiquée quelques heures plus tard par le Principal Police Medical Officer, Dr Maxwell Monvoisin, a révélé que la victime est décédée des suites d’une compression au niveau du cou, renforçant ainsi la thèse d’un acte criminel. Très vite, la scène du crime a été sécurisée par les enquêteurs de la Criminal Investigation Division (CID) de Vacoas, épaulés par plusieurs unités spécialisées, dont la Scene Of Crime Office (SOCO), la Divisional Support Unit (DSU) et l’Emergency Response Service (ERS).
Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs indiquent que William Villars a pénétré dans une propriété privée avant d’être surpris par Kenny Catherine, un collégien de 18 ans, domicilié sur place. Une violente confrontation a alors éclaté entre les deux jeunes hommes. D’après les informations obtenues au cours de l’enquête, la victime a tenté de prendre la fuite en escaladant un mur d’enceinte lorsqu’un affrontement physique se serait produit.
Le collégien, interrogé par les enquêteurs de la CID de Vacoas, a nié toute implication directe dans le décès. Il a seulement expliqué que William Villars est tombé d’un mur après leur altercation. Assisté de son avocat, le présumé suspect a toutefois choisi de réserver sa version complète des faits pour une déclaration ultérieure. Sur ordre de la police, il a été placé en cellule policière. Il fait l’objet d’une accusation provisoire de meurtre au tribunal de Curepipe.
Dans le quartier, le drame a provoqué une vive émotion.
En fin d’après-midi, des proches de la victime se sont massés devant la maison du jeune étudiant, dans une atmosphère extrêmement tendue. Les forces de l’ordre ont dû intervenir rapidement afin d’éviter que la situation ne dégénère davantage.

