L’enquête sur les violents incidents survenus à Camp-Thorel est loin d’être terminée. Les enquêteurs du Central CID, épaulés par la Criminal Investigation Division (CID) de Moka, prévoient encore d’entendre une vingtaine de personnes au cours des prochaines semaines, parmi lesquelles figurent des témoins clés ainsi que plusieurs individus soupçonnés d’avoir participé aux affrontements. La police tente de les identifier à travers les images des caméras du Safe City Network et des vidéos en circulation sur les réseaux sociaux.
Les recherches se poursuivent également pour retrouver différentes armes qui auraient été utilisées pendant les actes de violence, notamment une arme à feu, un sabre et un taser. Malgré des opérations menées dans des champs de cannes de la région, ces objets demeurent introuvables jusqu’ici.
Un sergent de police, qui n’était pas en service dimanche dernier, avance qu’un suspect aurait tiré deux coups de feu en l’air dans le but d’intimider des habitants qui se trouvaient dans un kiosque près d’un Health Track de Camp-Thorel. Les policiers ont fouillé les véhicules sur les lieux dimanche dernier sans trouver l’arme. Elle soupçonne que son utilisateur a pu s’en débarrasser dans les broussailles. D’où les recherches dans les champs avoisinants.
Dans le cadre des investigations, un fusil sous-marin et une batte de baseball avaient déjà été découverts dans l’un des véhicules interceptés après les troubles.
Cinq personnes ont été arrêtées jusqu’à présent dans cette affaire – qui a plongé Camp-Thorel dans de vives tensions dimanche dernier. Il s’agit de Noorani Jamalsah, Ashfaaq Jamalsah, Rajen Luchmedu, Gérard Celeste et Julien Bernard. La police a objecté à leur remise en liberté conditionnelle lors de leur comparution au tribunal de Moka, hier. Elle évoque le risque d’interférence avec d’autres protagonistes dans l’affaire, et d’un risque de faire disparaître les preuves.
D’après les premiers éléments recueillis, tout serait parti d’un conflit opposant des habitants de la localité et des utilisateurs de quads circulant régulièrement sur un parcours de santé fréquenté par des familles et des sportifs. Depuis plusieurs semaines, des riverains dénonçaient les nuisances et les dangers liés à la présence de ces engins motorisés dans cette zone.
La situation a toutefois basculé dans la violence après une altercation qui aurait éclaté entre plusieurs individus et des habitants de Camp-Thorel ainsi que des villages avoisinants. Les échanges verbaux ont rapidement laissé place à des affrontements particulièrement tendus, nécessitant le déploiement massif des forces de l’ordre.
Des unités de la SSU, de la SMF et du GIPM ont dû intervenir pour reprendre le contrôle du secteur et disperser les groupes impliqués.
Les violences ont fait deux blessés et provoqué d’importants dégâts matériels. Deux véhicules ont notamment été incendiés au cours des troubles. Des témoins ont aussi rapporté avoir entendu une détonation en pleine confrontation. Sur place, les enquêteurs ont récupéré une douille, un élément désormais au centre des investigations et qui pourrait permettre d’éclaircir le déroulement exact des événements.
La police tente désormais de reconstituer avec précision la chronologie des faits afin d’identifier tous les responsables impliqués dans cette flambée de violence qui a secoué Camp-Thorel.
LAW AND ORDER | INCIDENTS À CAMP-THOREL : Armes introuvables et une vingtaine de nouvelles auditions en vue
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