Au Royaume-Uni, la vidéo du meurtre d’Henry Nowak enflamme les débats jusqu’au Parlement britannique

La tension ne retombe pas après la diffusion d’une vidéo du meurtre de cet étudiant. Dans un échange tendu au Parlement britannique, le Premier ministre Keir Starmer a accusé le leader d’extrême droite Nigel Farage d’instrumentalisation.

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Au Royaume-Uni, le Premier ministre Keir Starmer a appelé au calme, après des violences à Southampton mardi 2 juin au soir dans un rassemblement contre la police. Les manifestants réagissaient à des images filmées en décembre dernier, montrant des policiers qui menottent un étudiant agonisant, accusé à tort d’injures racistes par son meurtrier, un homme sikh. Onze agents ont été blessés. Dans un échange tendu au Parlement britannique, le Premier ministre a accusé mercredi le leader d’extrême droite d’instrumentalisation.

Devant les députés de la Chambre des communes, sous les huées, Nigel Farage, le chef du parti anti-immigration Reform UK, reprend son argumentaire d’une police anti-Blancs après avoir appelé mardi à réagir avec une rage froide à l’assassinat d’Henry Nowak. « Il est désormais évident pour des millions de personnes dans ce pays que nous vivons sous un régime policier à deux vitesses, a-t-il lancé. Les instructions données aux policiers par leurs supérieurs sont claires et écrites. Elles stipulent qu’il faut traiter différemment les différents groupes ethniques. »

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Face à lui, le Premier ministre se dit furieux et terriblement choqué par sa volonté d’attiser la colère et d’instrumentaliser la tragédie. « La colère. Voilà sa réponse à un père qui a perdu son fils et qui a supplié que cela ne se reproduise pas, fustige Keir Starmer. Exploiter cette tragédie pour semer la rancœur et la division serait inadmissible en toutes circonstances, mais le faire alors que la famille supplie expressément d’arrêter est impardonnable. Cela révèle sa véritable nature. »

La police va réexaminer des directives contre le racisme

Une polémique qui intervient deux semaines seulement avant une élection partielle cruciale pour l’avenir du gouvernement, où Reform UK espère voir son candidat l’emporter sur celui du Labour. La police britannique a annoncé mercredi qu’elle allait réexaminer des directives contre le racisme datant de 2025. Des directives très critiquées notamment par l’extrême droite. Le document sur « les ambitions à long terme d’un service de police antiraciste » suggère que les personnes devraient être traitées différemment en fonction de leur origine ethnique. Il recommande aux agents de ne pas être « indifférents à la couleur de peau ».

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Il a été écrit afin d’améliorer les pratiques policières à l’égard des personnes noires qui, selon les statistiques, ont deux fois plus de risque d’être arrêtées que les personnes blanches en Grande-Bretagne. Tout en soulignant que l’intention du plan restait valable. La secrétaire d’Etat chargée des forces de l’ordre a estimé que la formulation dans la directive n’était « pas appropriée ».

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