Au cours de l’exercice financier 2025/26, le gouvernement a encouru des dépenses de l’ordre de Rs 113 081 629 des fonds publics au titre des missions officielles à l’étranger. C’est ce qu’a révélé le Premier ministre et ministre des Finances, Navin Ramgoolam, dans une Written Answer, déposée à la Bibliothèque de l’Assemblée nationale à la suite d’une interpellation du Whip de l’opposition et député du Parti Mauricien Social Démocrate (PMSD) Adrien Duval.
Ces dépenses sont assurées à l’item des Centrally Managed Expenses of Government . Le Premier ministre a cru nécessaire de fractionner ces dépenses globales pour les missions officielles. Ainsi, depuis juillet de l’année dernière, les déplacements des ministres et Junior Ministers, entre autres, ont nécessité des fonds de Rs 33 534 097 pour les billets d’avion, les déplacements en pays étrangers, l’Accommodation et les Per Diem Allowances.
Quant aux missions officielles entreprises par des fonctionnaires, dans le document officiel émanant du ministère des Finances et faisant partie du Hansard de l’Assemblée nationale, les dépenses sont de l’ordre de Rs 79 547 532, soit presque 70% de l’enveloppe globale à ce jour.
Dans un contexte où la population est appelée à ser sintir et surtout avec le budget d’hier, la nuance apportée dans la réponse officielle, déposée par le Premier ministre et ministre des Finances à cet item des plus contentieux sur le plan politique, ne passe pas inaperçue.
À l’Hôtel du Gouvernement, l’on prend le soin d’attirer l’attention sur cet élément.
« À ce jour, un montant de Rs 113 081 629 a été déboursé pour assurer l’ensemble des frais de mission pour l’exercice financier 2025-26. Les déplacements effectués par les ministres et Junior Ministers de juillet 2025 représentent Rs 33 534 097. La différence de Rs 79 547 532 a été encourue pour les missions à l’étranger entreprises par les fonctionnaires. Ce qui représente environ 70 % des dépenses totales de mission à ce jour », s’est-on appesanti à la veille des débats sur le budget dans un contexte où les dépenses publiques sont passées au peigne fin.

