Le ministre délégué à l’Intégration sociale, Kugan Parapen, a élaboré sur la stratégie économique du gouvernement, tout en dressant un constat sévère de l’état des finances publiques héritées de l’ancienne administration politique. Maurice fait face à une situation sans précédent depuis l’indépendance, avec un niveau d’endettement qui a atteint près de 90 % du PIB. Il a accusé l’ancien gouvernement et les « acolytes du MSM d’avoir honteusement manipulé les chiffres et ensuite voulu le cacher », ajoutant que l’ancien ministre des Finances, Renganaden Padayachy, a fini par reconnaître la réalité des conclusions du rapport State of the Economy.
Dans ce contexte, Kugan Parapen a expliqué que le gouvernement avait choisi une approche combinant rationalisation des dépenses publiques et augmentation des recettes fiscales. Il a notamment souligné la hausse des recettes provenant de l’impôt sur les entreprises, de l’Income Tax, ainsi que l’introduction de prélèvements ciblés sur les banques, les télécommunications et les entreprises.
« La réussite majeure de ce budget, c’est que pour la première fois depuis plusieurs années la dette publique est en recul », dit-il, indiquant que la dette est passée de 88,5 % du PIB en juin 2025 à 87,8 % en juin 2026. « Ce n’est pas énorme mais c’est un grand pas dans la bonne direction », avoue-t-il, convaincu que des résultats plus tangibles suivront si cette trajectoire est maintenue.
Abordant la réforme de la Basic Retirement Pension (BRP), il a reconnu qu’elle était « douloureuse mais nécessaire ». Tout en admettant qu’aucune réforme de cette ampleur ne peut faire l’unanimité, il a soutenu qu’« il ne faut pas non plus que les bénéficiaires et futurs bénéficiaires deviennent les souffre-douleurs de la mauvaise gestion de l’ancien gouvernement. »
Enfin, Kugan Parapen s’est montré particulièrement critique à l’égard de l’idée d’exclure les dividendes du Means Testing de la Basic Retirement Pension. « C’est une décision ahurissante », a-t-il lancé, ajoutant qu ‘ « exclure les dividendes est complètement inacceptable et celui ou ceux qui en ont eu l’idée sont des valets du gros capital et n’ont pas leur place dans un gouvernement socialiste. »

