Ram Etwareea, backbencher : « Le gaspillage des fonds publics doit cesser » 

Le député Ram Etwareea a d’emblée estimé que le gouvernement doit faire face à « une situation économique catastrophique léguée par l’ancien régime » ainsi qu’à « un environnement mondial imprévisible ». Selon lui, les perspectives d’un redressement à court et moyen termes restent de fait limitées. « Nous traversons de multiples crises, qui imposent des choix politiques et économiques difficiles », a-t-il déclaré.
Il soutient qu’il existe une forte attente au sein de la population, « une attente élevée, parfois irréaliste, alimentée par des populistes qui réclament à la fois une baisse des impôts et une augmentation des subventions publiques ». Or, le député estime au contraire qu’il faut avant tout gérer les crises actuelles. « Le budget tente de répondre à nos besoins sans compromettre l’avenir des générations futures », a-t-il affirmé, ajoutant que la marge de manœuvre du ministre des Finances demeure étroite.
Ram Etwareea souligne que la responsabilité du chef du gouvernement est de remettre le pays sur les rails et de veiller à « ne pas dépenser ce qu’il n’a pas ». Avant d’insister sur le fait que « nous devons faire de notre mieux avec ce que nous avons ».
Il a ensuite salué les investissements annoncés dans l’innovation, l’économie numérique, l’intelligence artificielle, l’économie circulaire ainsi que les énergies renouvelables. Avant de mettre en avant la démarche du ministère de l’Agro-industrie visant à remettre en exploitation des terres agricoles abandonnées depuis plusieurs années. Pour lui, ce budget « prépare le terrain pour de nouvelles sources de croissance ».
En tant que membre du Public Accounts Committee, Ram Etwareea a toutefois tiré la sonnette d’alarme concernant le gaspillage des fonds publics, qui, dit-il, doit cesser. « Le taux d’achèvement des projets d’infrastructures n’est que de 19%. Les responsables trouvent toujours des raisons pour justifier les retards », a-t-il ainsi déploré. Il a également appelé à davantage d’efficacité dans les services publics, notamment en ce qui concerne la distribution d’eau.
Enfin, le député a plaidé pour une meilleure protection du pouvoir d’achat des Mauriciens, particulièrement ceux au bas de l’échelle. « Nous devons agir davantage en faveur de la protection des consommateurs », a-t-il conclu.

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