Le gouvernement britannique entend accélérer la ratification du traité sur l’archipel des Chagos. Devant la Justice Committee du Parlement britannique, l’Attorney General, Lord Hermer, a affirmé que Londres restait déterminé à finaliser l’accord conclu avec Mauritius dans les semaines à venir, malgré une vive controverse politique et les réserves exprimées par certains Chagossiens.
En effet, le gouvernement de la Grande Bretagne souhaite ratifier rapidement le traité conclu avec Maurice sur la souveraineté de l’archipel des Chagos, incluant l’île stratégique de Diego Garcia.
Lors de son audition devant le comité de Justice, l’Attorney General britannique, Lord Hermer, a déclaré que l’exécutif restait pleinement engagé à faire adopter cet accord « dans les semaines et les mois à venir ».
Le traité prévoit le transfert de souveraineté des Chagos à Maurice, une revendication historique de Maurice soutenue par plusieurs instances internationales, notamment les Nations Unies et la Cour Internationale de Justice. En parallèle, l’accord garantirait le maintien de la base militaire de Diego Garcia sous un régime de bail de longue durée, permettant à la Grande Bretagne et aux État Unis de continuer à exploiter ce site stratégique.
Cependant, l’accord est loin de faire l’unanimité au Royaume-Uni. Plusieurs élus de l’opposition, principalement chez les conservateurs, dénoncent une concession excessive sur un territoire jugé stratégique. Certains critiquent également le coût potentiel de l’accord et les implications géopolitiques à long terme.
Autre point sensible : le sort des Chagossiens, déplacés de force entre les années 1960 et 1970 pour permettre l’installation de la base militaire. Si certains soutiennent le retour de la souveraineté mauricienne, d’autres estiment ne pas avoir été suffisamment consultés sur les modalités de l’accord et continuent de réclamer davantage de garanties.
Pour Maurice, une ratification du traité représenterait une avancée historique dans son combat pour la décolonisation complète du territoire national. Le dossier des Chagos constitue depuis longtemps une priorité diplomatique majeure pour l’État mauricien.

