« Le changement est le seul facteur constant. Pour réussir, on doit s’adapter ou périr », soutient le ministre de l’Agro-Industrie, Arvin Boolell. Tous les membres du gouvernement se sont ainsi constitués en front commun pour faire face à un avenir incertain.
Il est revenu sur la Contribution sociale généralisée (CSG) de Padayachy, une mesure introduite par le régime MSM en 2020 qui, selon Arvin Boolell, était une taxe déguisée et non une pension, de nature injuste et discriminatoire, qu’il a qualifiée de « plus grande escroquerie du régime mafieux et corrompu du MSM». En contraste, il maintient que le présent gouvernement apporte des réformes fondamentales, sans aucune nouvelle taxe, et cela à long terme.
En ce qui concerne l’abrogation du Means Test applicable à la State Age Pension (SAP) par le Premier ministre, il a salué le fait que celui-ci a fait preuve de son humanité et de sa capacité d’écoute. Cela contrairement en 2004, avec le Means Test d’alors, piloté par Paul Bérenger et Pravind Jugnauth, et la pénalisation des seniors en cas de déclaration incorrecte, mesure qui avait été abrogée par le Parti travailliste quand il avait repris le pouvoir.
Il a fait ressortir qu’il doit y avoir un débat ouvert sur la question du vieillissement de la population active, et l’exploration de nouvelles voies comme envisager l’aide de la diaspora ou encore la migration circulaire.
Il dit noter certains changements positifs depuis l’entrée en fonction de l’actuel gouvernement, dont une réduction appréciable de la dette publique et le fait que les agences de notation font état que l’économie mauricienne démontrerait maintenant des signes de résilience. Le présent budget continue sur cette lancée de responsabilité fiscale, selon Arvin Boolell.
Abordant ensuite les dotations budgétaires allouées à son ministère, d’un montant de plus de Rs 5 milliards, le ministre a fait état de provisions crédibles pour des réformes sectorielles, avec l’intelligence artificielle comme facilitateur clé. Dans cette optique, il a annoncé un partenariat avec son ministère et celui de la Technologie informatique pour une plus grande efficience.
La priorité nationale du gouvernement : investir dans la sécurité alimentaire, qui doit devenir plus résiliente et soutenable, de sorte qu’en 2035, le pays produise 25 % de son alimentation. « Un objectif ambitieux mais réalisable », a soutenu Arvin Boolell. Il pense que l’économie bleue, qu’il a qualifiée de « nouvelles frontières de développement », a un vaste potentiel, et le gouvernement compte ainsi doubler sa contribution au PIB, et faire de sorte que Maurice devienne le premier hub en ce qui concerne les pêches et les fruits de mer dans la région indocéanique. Le Budget prévoit ainsi plusieurs politiques en ce sens, dont une expansion de notre flotte de pêche, la modernisation du port, la création d’un port de pêche et plusieurs projets dans le domaine de l’aquaculture, avec une assistance de l’ordre de Rs 1 milliard par le gouvernement indien. Toutefois, le gouvernement tient à ce que ce développement se fasse de façon soutenable, en préservant nos ressources marines.
« Le gouvernement n’a pas choisi la voie facile en disant aux gens ce qu’ils veulent entendre, donnant un soulagement à court terme. Il n’y aura No Retreat, No Surrender », a fait ressortir le ministre en fin d’intervention.

