Ces derniers jours, plusieurs travailleurs se sont à nouveau rassemblés devant le site d’Arsenal pour réclamer le paiement de leurs salaires et obtenir des explications sur leur avenir. Selon eux, certains n’ont plus été rémunérés depuis avril, tandis que d’autres évoquent déjà trois mois d’arriérés. Une situation qui fragilise de nombreuses familles, contraintes de puiser dans leurs économies, de solliciter leurs proches ou de différer le paiement de leurs charges courantes.
Lors d’une première rencontre avec les administrateurs judiciaires, les salariés avaient été invités à poursuivre leur travail avec l’assurance que les salaires seraient versés. Mais, à ce jour, les paiements attendus ne sont toujours pas intervenus et aucune communication officielle n’a permis de fixer un calendrier précis.
L’avenir des emplois qui inquiète
Au-delà des arriérés, c’est désormais l’avenir même des emplois qui inquiète. Les employés redoutent que la restructuration engagée ne débouche sur des suppressions de postes ou une prolongation de cette période d’incertitude.
Face à cette crise sociale, la Federation of Progressive Unions (FPU) est montée au créneau. Dans une correspondance adressée au ministre du Travail, elle demande la création d’un Emergency Fast-Track Desk chargé d’accompagner rapidement les salariés touchés par la mise sous administration judiciaire. Le syndicat estime que les retards de paiement plongent plusieurs familles dans une précarité grandissante et nécessitent une intervention urgente des autorités.
Une nouvelle réunion entre les administrateurs judiciaires, la direction et les représentants des employés est attendue dans les prochains jours. Les travailleurs espèrent obtenir des engagements clairs sur le règlement des salaires impayés ainsi que des garanties concernant la préservation de leurs emplois.
Si la mise sous administration judiciaire vise à sauver l’entreprise, les salariés rappellent qu’ils ne doivent pas devenir les oubliés de cette restructuration. Pour eux, l’urgence n’est plus seulement financière : elle est aussi humaine.

