Samuel Carriapen, CEO Monad Charity : « Il existe une vraie pauvreté éducative à Maurice »

Créée en 2020, l’ONG Monad Charity a pour objectif principal de prévenir et de soulager la pauvreté tout en favorisant l’inclusion et l’éducation pour tous.  Samuel Carriapen, CEO de Monad Charity, reconnaît qu’il existe une vraie pauvreté éducative à Maurice. En sus du rattrapage scolaire, l’ONG travaille aussi sur le développement holistique de l’enfant. Tout en soutenant que l’éducation est avant tout une responsabilité humaine et collective.

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Par rapport à votre ONG, Monad Charity, comment avez-vous accueilli la présentation du budget 2026-27?

Monad Charity a accueilli le budget avec beaucoup d’attention, car plusieurs mesures touchent directement les réalités que nous observons sur le terrain : l’éducation, la pauvreté, les familles vulnérables, les enfants avec des troubles d’apprentissage, le pouvoir d’achat et le financement des ONG.

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Nous saluons notamment l’augmentation du budget de l’éducation, le Basic Literacy and Numeracy Programme pour les Grades 1 et 2, le renforcement du secteur Special Education Needs, les mesures pour soutenir le pouvoir d’achat des familles et la hausse du seuil d’éligibilité au Social Register of Mauritius.

À Monad Charity, nous travaillons depuis 2023 dans le rattrapage scolaire, la remédiation, l’accompagnement des enfants vulnérables et le soutien aux familles. Notre constat est que la situation éducative à Maurice est préoccupante. Beaucoup d’enfants ont de grandes difficultés en lecture, en écriture et en calcul.

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Certains sont en Grade 4 ou Grade 5, mais ont encore un niveau réel de Grade 1 ou Grade 2 dans certaines matières de base. Lorsque le gouvernement reconnaît officiellement l’importance de la littératie et de la numératie dès les premières années, nous ne pouvons que saluer cette direction.

Nous accueillons aussi favorablement l’accent mis sur l’intelligence artificielle et la technologie, car Maurice doit avancer avec son temps. Mais il ne faut pas oublier les bases. Avant de former un enfant à utiliser l’IA, il faut s’assurer qu’il sache lire, écrire, compter, réfléchir et comprendre par lui-même. L’IA peut être un excellent outil, mais elle ne doit pas remplacer l’effort, la lecture, la pensée critique et l’apprentissage fondamental.

Concernant la réforme du CSR et de la NSIF, nous y sommes favorables. Pour une petite ONG comme Monad Charity, la NSIF a été essentielle. Elle nous a permis non seulement de financer certaines actions, mais aussi de nous professionnaliser, de mieux structurer nos projets, d’améliorer notre gouvernance et de mieux mesurer notre impact.

La NSIF peut permettre une meilleure répartition des ressources, surtout pour les petites ONG de terrain qui ne sont pas toujours connues des grands sponsors, à condition que le système reste transparent, équitable et accessible.

Nous accueillons ce budget avec un regard positif, mais aussi avec la vigilance de ceux qui travaillent directement avec les enfants et les familles vulnérables. Les annonces vont dans une bonne direction, mais leur vraie valeur dépendra de leur application concrète sur le terrain.

Y a-t-il des mesures dans ce budget qui pourraient convenir à votre ONG ? Ou des lacunes qui méritent d’être comblées?

Oui, plusieurs mesures peuvent convenir à Monad Charity et aux besoins que nous rencontrons. Le Basic Literacy and Numeracy Programme est très important, car trop d’enfants ne maîtrisent pas les bases de la lecture, de l’écriture et du calcul. Si ces lacunes ne sont pas corrigées tôt, elles suivent l’enfant pendant toute sa scolarité et peuvent mener au décrochage, à la perte de confiance et à l’exclusion.

Le renforcement du secteur Special Education Needs est aussi une bonne mesure. La création d’unités d’intervention précoce, le recrutement de professionnels spécialisés et l’amélioration des services sont des avancées positives. Mais beaucoup d’enfants avec des troubles d’apprentissage ne sont pas forcément dans les institutions SEN.

Les enfants dyslexiques, TDAH, avec des troubles DYS, certains troubles du langage ou certaines formes d’autisme sont souvent dans les écoles classiques, mais sans dépistage, sans aménagement et sans soutien adapté.

Il faut donc aller plus loin. Les enseignants du primaire, les Support Teachers et les professionnels qui entourent les enfants doivent être mieux formés. À Monad Charity, nous avons déjà lancé des formations pour les enseignants, les Support Teachers et les Social Workers.

Les retours ont été très positifs, notamment auprès des écoles de la SEDEC. Mais nous regrettons que les procédures avec le ministère de l’Éducation soient encore trop compliquées, alors même que nous avons proposé des formations gratuites et que nous recevons régulièrement des demandes d’aide venant du terrain.

Une autre lacune concerne les aménagements scolaires et les examens. Un enfant dyslexique ou TDAH n’est pas moins intelligent. Son cerveau fonctionne différemment. Dans d’autres pays, ces enfants peuvent bénéficier d’aménagements comme du temps supplémentaire, des supports adaptés ou une autre manière d’évaluer certaines compétences. À Maurice, ce soutien reste encore trop limité.

Les mesures sur le pouvoir d’achat et le Social Register of Mauritius sont aussi importantes. L’augmentation du seuil d’éligibilité était nécessaire, car le coût de la vie a énormément augmenté. Mais il faudra continuer à mieux prendre en compte la composition des familles. Un foyer avec deux personnes et un foyer avec plusieurs enfants, des personnes âgées ou des personnes malades ne vivent pas la même réalité, même avec un revenu similaire.

Il faut renforcer la collaboration entre l’État, les ONG, les écoles et les professionnels spécialisés. Il existe une vraie pauvreté éducative à Maurice. Beaucoup d’enfants ne manquent pas seulement d’argent, ils manquent aussi de soutien scolaire, de dépistage, d’accompagnement psychologique, de confiance et d’opportunités. Les mesures du budget vont dans une bonne direction, mais pour combler les lacunes, il faudra écouter davantage ceux qui sont sur le terrain.

Quel est l’impact de votre association sur le terrain en termes de méthode d’éducation inclusive et de défis face à la pauvreté ?

Sur le terrain, l’impact de Monad Charity se situe à deux niveaux : l’éducation inclusive et la lutte contre la pauvreté éducative. Depuis 2023, nous avons mis en place des classes de rattrapage et un programme de remédiation pour des enfants vulnérables qui rencontrent de grandes difficultés en lecture, écriture, calcul, concentration ou comportement.

Notre approche ne consiste pas seulement à faire les devoirs avec les enfants, mais à comprendre pourquoi ils n’arrivent pas à apprendre. Très souvent, derrière un enfant en échec scolaire, il y a un trouble d’apprentissage non détecté, un manque de confiance, un trauma, une situation familiale difficile ou simplement un besoin pédagogique différent.

Nous développons une méthode plus inclusive, où l’enfant n’est pas jugé uniquement sur ses notes. Nous travaillons avec plus de patience, des activités adaptées, des exercices de base, de l’écoute, du soutien psychologique lorsque c’est nécessaire, et une meilleure compréhension des troubles comme la dyslexie, le TDAH, les troubles DYS ou certaines formes d’autisme.

Depuis 2025, Monad Charity a aussi lancé des formations pour les enseignants du primaire, les Support Teachers et les Social Workers. L’objectif : donner aux adultes qui entourent les enfants des outils concrets pour repérer les difficultés, mieux comprendre les troubles d’apprentissage et adapter leur accompagnement.

Face à la pauvreté, notre constat est qu’elle n’est pas seulement financière. Il existe aussi une pauvreté éducative. Un enfant qui ne sait pas lire correctement, qui ne comprend pas les consignes, qui n’a pas accès à un soutien scolaire ou psychologique part avec un énorme désavantage dans la vie. Notre impact est donc d’offrir à des enfants qui auraient souvent été laissés derrière une chance d’être compris, accompagnés et valorisés. Mais le défi reste immense, car les demandes viennent de partout: parents, écoles, Social Workers, Educational Social Workers et institutions.

Votre ONG dispose-t-elle d’un programme adapté aux enfants dyslexiques?

C’est le cas. Monad Charity dispose d’un accompagnement adapté pour les enfants dyslexiques et, plus largement, pour les enfants présentant des troubles d’apprentissage. Notre staff reçoit des formations spécifiques afin de mieux comprendre la dyslexie, le TDAH, les troubles DYS et les difficultés d’apprentissage.

Nous formons aussi les parents, car l’accompagnement ne peut pas se faire uniquement au centre. Il faut que les parents comprennent ce que vit l’enfant, comment l’aider à la maison, et surtout comment éviter de le culpabiliser ou de le décourager.

Les enfants sont également suivis par notre psychologue clinicienne spécialisée dans ce domaine. L’objectif est de mieux comprendre leurs difficultés, de les accompagner émotionnellement et de mettre en place des stratégies adaptées à leur profil.

Mais la vraie question est: Que se passe-t-il après? Si l’enfant reçoit du soutien chez nous, mais qu’il retourne ensuite dans un système scolaire qui ne lui offre aucun aménagement adapté, notamment en classe ou pendant les examens, ses difficultés restent énormes.

Dans d’autres pays, les enfants dyslexiques peuvent bénéficier d’aménagements: plus de temps aux examens, supports adaptés, lecture des consignes, outils spécifiques ou méthodes d’évaluation différentes. À Maurice, ce type de soutien reste encore trop limité. Il est temps que notre système éducatif s’inspire de ce qui fonctionne ailleurs.

Je connais des enfants dyslexiques avec un QI très élevé, mais qui échouent à l’école simplement parce que le système ne reconnaît pas suffisamment leur différence. Ces enfants ne sont pas moins intelligents. Ils apprennent autrement. Le problème n’est pas leur intelligence, mais un système éducatif encore trop rigide face aux troubles d’apprentissage.

Monad Charity est un Learning Centre qui opère hors des heures scolaires avec pour but de compléter l’éducation des enfants vulnérables. En quoi cette démarche a-t-elle été une nécessité et y a-t-il eu des retombées positives en lien avec les actions menées?

Nous faisons du rattrapage scolaire, mais notre approche ne se limite pas à l’académique. Nous travaillons aussi sur le développement holistique de l’enfant à travers l’art, le sport, le théâtre, le zen art, les sorties éducatives, les activités créatives, la confiance en soi, la discipline, l’expression et la socialisation. Nos enfants découvrent Maurice, apprennent à voir plus loin que leur environnement immédiat et participent à des activités qu’ils n’auraient souvent jamais eu l’occasion de vivre autrement.

Cette démarche est devenue une nécessité parce que nous voyons trop d’enfants en échec scolaire à Maurice. Nous rencontrons des enfants en Grade 4 ou Grade 5 qui ont parfois un niveau réel de Grade 1 en lecture, écriture ou calcul. Ces enfants ne sont pas stupides. Ils ont simplement accumulé des lacunes, parfois depuis des années, sans avoir reçu le soutien adapté au bon moment.

C’est là que le rattrapage et le développement holistique deviennent essentiels. Il ne suffit pas de répéter les leçons. Il faut reconstruire la confiance de l’enfant, comprendre sa manière d’apprendre, travailler à son rythme, l’encourager et lui montrer qu’il est capable de réussir. Les retombées positives sont très visibles.

Nous avons vu des enfants reprendre goût aux études, améliorer leur comportement, développer de l’ambition et retrouver confiance en eux. Certains enfants qui étaient en grande difficulté ont pu composer la PSAC ou passer leurs examens avec plus de courage et de préparation.

D’autres, qui se voyaient sans avenir, commencent aujourd’hui à dire qu’ils veulent devenir professeurs, chefs d’entreprise, ministres ou travailler un jour pour aider les autres enfants.
Quand un enfant qui ne croyait plus en lui commence à rêver de nouveau, à aimer apprendre, à vouloir réussir et à se sentir utile à la société, c’est déjà une grande victoire. Nous ne remplaçons pas l’école, mais nous essayons de combler les manques et de redonner aux enfants une chance de croire en eux.

Pensez-vous que l’éducation ne doit pas être seulement une mesure budgétaire mais devenir aussi une responsabilité partagée, voire un engagement axé vers l’humain?

Oui, entièrement. L’éducation ne doit pas être seulement une mesure budgétaire ou une ligne dans un programme gouvernemental. Bien sûr, les budgets sont nécessaires: il faut des infrastructures, du matériel, des enseignants, des formations et des ressources. Mais l’éducation est avant tout une responsabilité humaine et collective.

Un enfant ne se construit pas uniquement à l’école. Il se construit aussi à la maison, dans son quartier, dans sa communauté, dans les activités qu’il pratique, dans les adultes qui l’encadrent et dans le regard que la société pose sur lui. C’est pourquoi l’éducation doit être une responsabilité partagée entre l’État, les écoles, les parents, les ONG, les travailleurs sociaux, les psychologues, les entreprises et la société civile.

À Monad Charity, nous voyons chaque jour que derrière un enfant en difficulté scolaire, il y a souvent une histoire humaine: la pauvreté, le manque d’encadrement, les troubles d’apprentissage, le trauma, la négligence, le manque de confiance ou simplement l’absence d’un adulte disponible pour l’accompagner. Si on regarde seulement les chiffres ou les résultats scolaires, on passe à côté de l’enfant.

L’éducation doit donc être centrée sur l’humain. Il ne suffit pas de demander à un enfant de réussir. Il faut lui donner les conditions pour réussir, comprendre ses difficultés, accompagner sa famille, former les adultes autour de lui et créer un environnement où il se sent capable, respecté et valorisé. L’éducation ne peut pas être seulement l’affaire du ministère de l’Éducation. Elle doit devenir un engagement partagé pour ne laisser aucun enfant derrière.

En ce qui concerne le décrochage scolaire chez les enfants vulnérables, de quelle manière se font le soutien scolaire et les ateliers créatifs ?

Notre soutien commence d’abord par la compréhension de l’enfant. À Monad Charity, nous ne regardons pas seulement les notes. Nous essayons de comprendre pourquoi l’enfant décroche: problème de lecture, d’écriture, de calcul, de concentration, de confiance en soi, situation familiale, trauma ou trouble d’apprentissage non détecté.

Le soutien scolaire se fait à travers des classes de rattrapage en dehors des heures d’école. Nous reprenons les bases avec les enfants, parfois à un niveau beaucoup plus bas que leur classe officielle. Un enfant peut être en Grade 5 mais avoir encore de grandes difficultés de niveau Grade 1 ou Grade 2. Dans ce cas, nous devons revenir aux fondamentaux : lire, écrire, comprendre une consigne, compter, raisonner et reprendre confiance.

Notre approche est adaptée au rythme de l’enfant. Nous utilisons des méthodes plus simples, plus visuelles, plus ludiques et plus patientes. L’objectif n’est pas seulement qu’il termine ses devoirs, mais qu’il comprenne réellement, qu’il ose poser des questions et qu’il cesse de se voir comme un échec.

Les ateliers créatifs jouent aussi un rôle très important. À travers l’art, le théâtre, le sport, le zen art, les activités manuelles, l’expression orale et les sorties éducatives, les enfants développent leur confiance, leur concentration, leur discipline, leur créativité et leur capacité à s’exprimer. Pour certains enfants, c’est par ces activités qu’ils recommencent d’abord à croire en eux, avant même de progresser dans les matières scolaires.

Notre objectif est donc de prévenir le décrochage scolaire en travaillant à la fois sur les lacunes académiques et sur le développement personnel de l’enfant. Il ne suffit pas de lui dire de rester à l’école. Il faut lui redonner une raison d’y croire.

Monad Charity est née en plein Covid. Quel regard portez-vous en 2026 sur votre ONG en termes d’accomplissements et de défis à relever?

Monad Charity est née dans un moment de crise où beaucoup de familles se retrouvaient sans ressources, sans nourriture et sans soutien. Au départ, notre action était surtout une réponse d’urgence: distribuer des vivres, aider les familles vulnérables, soutenir ceux qui étaient oubliés ou qui ne savaient pas vers qui se tourner. En 2026, quand je regarde le chemin parcouru, je ressens beaucoup de fierté.

Monad Charity a grandi, s’est structurée et a évolué. Nous ne sommes plus seulement dans l’urgence sociale. Nous travaillons aujourd’hui dans l’éducation, la remédiation scolaire, l’accompagnement des enfants vulnérables, les troubles d’apprentissage, le soutien psychologique, les formations, le sport, les activités créatives et le développement communautaire.

L’un de nos plus grands accomplissements est d’avoir créé un espace où des enfants qui se sentaient en échec peuvent enfin se sentir compris, valorisés et capables. Voir un enfant reprendre confiance, aimer apprendre, passer ses examens ou commencer à rêver d’un avenir meilleur, c’est pour nous une immense victoire.

Nous avons aussi beaucoup appris. Grâce à nos expériences, à nos partenaires, à nos erreurs et à notre collaboration avec des institutions comme la NSIF, nous nous sommes professionnalisés. Nous avons appris à mieux structurer nos projets, à améliorer notre gouvernance, à mieux suivre notre impact et à travailler avec plus de rigueur.

Mais les défis restent énormes. Les demandes d’aide augmentent constamment. Beaucoup trop d’enfants sont en difficulté scolaire, beaucoup de familles vivent encore dans une grande précarité, et les ressources des petites ONG comme la nôtre restent limitées. Nous avons besoin de plus de soutien, de plus de collaboration avec l’État, les écoles, les entreprises et les professionnels spécialisés.

En 2026, mon regard sur Monad Charity est donc à la fois fier et lucide. Fier de ce que nous avons accompli avec peu de moyens. Lucide, parce que le travail à faire reste immense. Mais une chose est certaine: Monad Charity continuera à se battre pour les enfants, les familles vulnérables et pour une société plus humaine, plus juste et plus inclusive.

En termes de cours de rattrapage scolaire, vous avez aussi des enfants avec des troubles d’apprentissage. Comment arrivez-vous à gérer le tout?

Ce n’est pas facile. C’est un travail qui demande énormément de patience, de force morale et d’amour. Mais je suis très fier de notre équipe. Mon épouse et moi-même sommes impliqués dans le management des opérations, mais ce qui fait notre force, c’est que nous connaissons nos enfants et leurs familles. Nous ne travaillons pas avec des dossiers ou des statistiques uniquement. Nous travaillons avec des enfants que nous voyons grandir, souffrir, progresser et reprendre confiance. Certains nous aiment comme une deuxième famille.

Nos éducatrices, nos volontaires, nos intervenants, nos coachs, notre psychologue clinicienne et tout notre staff font un travail exceptionnel. Je préfère les saluer collectivement, car chacun apporte quelque chose d’important à sa manière. Toute l’équipe accompagne les enfants avec patience, passion et amour.

À Monad Charity, personne ne travaille uniquement pour l’argent. Les personnes qui s’engagent avec nous le font parce qu’elles aiment ces enfants et croient en eux. Nous accompagnons des enfants qui portent parfois des traumatismes très lourds, des enfants hyperactifs, des enfants avec des troubles du comportement, des troubles d’apprentissage ou de grandes difficultés émotionnelles et familiales.

Pour tenir dans ce travail, il faut un moral solide. Mais ce qui nous aide, c’est l’amour que nous développons pour ces enfants. Quand on les connaît vraiment, quand on comprend leur histoire, on ne voit plus seulement leurs comportements difficiles. On voit leurs blessures, leurs besoins, leur potentiel et leur envie d’être aimés et compris.

Notre manière de gérer ces défis repose donc sur plusieurs éléments: une équipe engagée, des volontaires passionnées, une approche humaine, un accompagnement psychologique, des activités adaptées, beaucoup de patience et surtout beaucoup d’amour. On ne peut pas accompagner des enfants vulnérables uniquement avec des méthodes. Il faut aussi du cœur.

 

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