La Financial Crimes Commission (FCC), par le biais de son représentant, l’Acting Chief Investigator Atish Bholah, a maintenu qu’il y aurait des preuves directes, sous forme de Documentary Evidence contre Sattar Hajee Abdoula, Chief Executive Officer (CEO) de Grant Thornton (Advisory Services) Ltd, qui fait l’objet d’une accusation provisoire de blanchiment d’argent par rapport à un versement de Rs 3, 6 millions par la compagnie aérienne nationale, Air Mauritius, à cette firme en 2020.
C’était lors des débats, hier, devant la magistrate Shaheen Daureeawoo, siégeant en Cour de district de Port-Louis, suite à la motion de Sattar Hajee Abdoula, réclamant la radiation de la charge provisoire de blanchiment d’argent, en infraction aux dispositions de la Financial Intelligence And Anti-Money Laundering Act (FIAMLA), qui pèse contre lui.
Contre-interrogé par Me Raouf Gulbul, qui assure la défense de Sattar Hajee Abdoula, Atish Bholah a admis que Sattar Hajee Abdoula n’est pas le signataire du contrat entre Air Mauritius et Grant Thornton (Advisory Services) Ltd, mais maintient que ce contrat n’aurait pas reçu l’approbation du conseil d’administration de MK et n’avait pas passé par toutes les étapes requises, et qu’il subsistait toujours des preuves contre lui. Il a également admis qu’Air Mauritius ne lui a pas réclamé cette somme.
Cette affaire reprendra lundi devant la Cour de district de Port-Louis, avec les hommes de loi impliqués dans cette affaire qui soumettront leurs plaidoiries.
Un mois avant la nomination de Sattar Hajee Abdoula comme administrateur d’Air Mauritius, un versement de Rs 3,6 millions avait été effectué en mars 2020 sur le compte de Grant Thornton Ltd (Advisory Services) Ltd par Air Mauritius, pour la provision d’Advisory Services, des services qui n’auraient jamais été fournis à la compagnie d’aviation nationale.
Le 19 novembre 2025, la FCC avait procédé à l’arrestation de Sattar Hajee Abdoula, qui réfute toute allégation de Wrongdoing. Il maintient qu’il y a eu un contrat civil entre Grant Thornton et Air Mauritius, et que sa firme avait commencé le travail, en contrepartie d’un paiement initial de Rs 3, 6 millions, mais qu’en raison du confinement imposé suite à la pandémie de Covid-19, ce travail n’avait pu être complété.

