Le Junior Minister au ministère des Affaires étrangères, Rajen Narsinghen, fait part de son adhésion au projet de loi sur la violence domestique, estimant qu’il s’agit d’une réforme majeure qui renforcera à la fois la lutte contre la violence au sein des foyers et la réhabilitation des auteurs. Il affirme que « ce texte transformera fondamentalement le tissu social de Maurice et de notre société en général. »
Rajen Narsinghen a mis en exergue que cette nouvelle législation tient compte de l’évolution de la société mauricienne. « Nous introduisons un modèle moderne et hautement proactif. Il ne s’agit plus seulement de prendre en considération les violences physiques », a-t-il déclaré, saluant une approche plus globale de la violence domestique.
Rajen Narsinghen a expliqué que le projet de loi poursuit deux objectifs majeurs. D’une part, il vise à offrir une protection renforcée aux victimes tout en durcissant la répression contre les auteurs de violence domestique grâce à des sanctions plus sévères. D’autre part, il met l’accent sur la réhabilitation, afin de prévenir la récidive et favoriser un changement durable des comportements.
Le Junior Minister a également plaidé en faveur d’une meilleure formation des magistrats dans le traitement de ce type d’affaires. Il a fait observer que l’Institute of Legal and Judicial Studies n’a, jusqu’à présent, pas assuré de formation spécifique dans ce domaine. À ses yeux, « il est important d’apporter une dimension sociologique et psychologique à la formation des magistrats », tout en précisant qu’il respecte pleinement le principe de la séparation des pouvoirs.
Au cours de son intervention, Rajen Narsinghen est également revenu sur plusieurs critiques formulées par des députés de l’opposition, qu’il a réfutées en défendant les orientations et les objectifs du projet de loi.

