ASSEMBLÉE NATIONALE | Débats sur le Domestic Abuse Bill- Karen Foo Kune-Bacha: « C’est à l’auteur des violences de quitter le domicile »

La ministre déléguée aux Sports, Karen Foo Kune-Bacha, estime que le Domestic Abuse Bill marque un changement de paradigme dans la lutte contre les violences domestiques. « Aujourd’hui, nous ne débattons pas simplement d’un projet de loi. Il est question de vies », a-t-elle déclaré, évoquant les femmes, les enfants et les familles brisées par ces drames.

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Mettant en avant que 90 % des victimes sont des femmes, elle a affirmé que « derrière chaque statistique se cache un prénom, un visage, une histoire », tout en reconnaissant qu’aucune loi ne pourra empêcher tous les féminicides. En revanche, selon elle, « cette réforme permettra d’intervenir plus tôt, protéger plus efficacement et réduire considérablement les risques que la violence ne s’aggrave jusqu’à l’irréparable ».

Karen Foo Kune-Bacha s’est félicitée de l’élargissement de la définition des violences domestiques aux violences psychologiques, économiques, numériques et coercitives, tout en insistant sur la reconnaissance des enfants comme victimes à part entière. Elle a d’ailleurs proposé un suivi psychologique spécialisé systématique pour les mineurs exposés à ces violences. L’une des principales avancées du texte réside, selon elle, dans l’instauration de l’Exclusion Order. « Ce n’est plus à la victime de partir, c’est à l’auteur des violences d’être exclu du domicile familial », a-t-elle souligné. Le tribunal pourra également imposer à l’agresseur de fournir un logement alternatif lorsque son exclusion du foyer n’est pas possible.

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La ministre déléguée a aussi salué le renforcement des mécanismes de signalement, la protection des lanceurs d’alerte, l’accélération des procédures et un meilleur suivi des auteurs de violences. Enfin, elle a insisté sur la nécessité de changer les mentalités. « La violence domestique ne trouve pas son origine dans la colère d’un instant. Elle prend racine dans les stéréotypes que nous transmettons parfois sans même nous en rendre compte », a-t-elle affirmé, appelant à une mobilisation collective. « À toutes ces victimes, nous leur devons plus que des mots. Nous leur devons des actes », a-t-elle conclu.

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