Réservoir : Mare aux Vacoas sous les 45%

Le taux de remplissage du réservoir Mare aux Vacoas est passé sous la barre des 45%, en dépit des  pluies qui ont arrosé cette partie de l’île  durant les dernières 72 heures. Ces averses passagères n’ont pas permis de limiter la casse, ce qui contraint la Water Resources Unit (WRU) de maintenir le resserrage des robinets en vue d’économiser les faibles ressources en eau disponibles.

À en croire les derniers chiffres publiés par la WRU, le niveau global des 7 réservoirs s’élève à 65,8%. S’il est trop tôt pour parler de scénario catastrophe en ce qui concerne cette baisse drastique, l’on ne peut pour autant sous-estimer la gravité de la situation, qui risque de virer au rouge si le ciel ne nous sort pas de cette impasse dans les semaines à venir. Sauf que le dernier communiqué émis par la station météorologique de Vacoas n’augure rien de bon. Se fondant sur le rapport de la National Oceanic and Atmospheric Administration concernant le phénomène El Niño, elle souligne que l’impact sur la région de l’océan Indien se traduira par une baisse des précipitations. Pour le mois de juillet en général, un volume de 128 mm est attendu. Or, les prévisions sont réduites à la baisse et devraient avoisiner 90mm. Plus concrètement, la station annonce un déficit pluviométrique d’environ 30% jusqu’en septembre.

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Un scénario qui renforce les inquiétudes autour des ressources en eau, particulièrement à Mare-aux-Vacoas. Face à la crise, l’enjeu est concret et chiffré. Maintenir le volume de distribution actuel conduirait le réservoir à n’afficher plus que 22 à 23% de sa capacité d’ici fin août , un seuil en deçà duquel le pompage deviendrait techniquement impossible, les boues et sédiments accumulés au fond rendant l’extraction de l’eau hors de portée. Une question revient en boucle depuis l’année dernière : comment expliquer que des pans entiers du plus grand réservoir de Maurice sont asséchés, pendant que les barrages de Midlands et Bagatelle affichent à chaque fois des taux appréciables ?

Au Parlement, mardi, le ministre de l’Énergie et des services publics, Patrick Assirvaden a indiqué que l’assèchement préoccupant du réservoir est principalement dû au manque de précipitations dans cette région. Il répondait à une question de la députée Joanna Bérenger. Le ministre a ajouté que « les rivières et canaux qui alimentent le réservoir sont pratiquement à sec », réaffirmant que le déficit de précipitations demeure, à ce stade, la seule explication avancée par les autorités.

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