Curepipe — De mal en pis…

Les images parlent d’elles-mêmes. Le centre de Curepipe, l’état de ses principales infrastructures ainsi que les façades de ses commerces offrent un spectacle désolant aux habitants comme à tous ceux qui traversent la ville. Depuis des années, Curepipe se réveille, vit et s’endort dans une insalubrité qui ne semble pas préoccuper ses administrateurs. Comment, autrement, expliquer l’état déplorable des espaces publics de la ville Lumière? S’il serait mal venu en cette période de crise hydrique de « karcheriser » la ville, la mairie pourrait néanmoins engager une réflexion sérieuse autour d’un plan d’embellissement de Curepipe, afin de redonner au centre-ville son attrait et sa dignité.

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Au marché, les stands de vente de nourriture, qui auraient pu être de véritables attractions folkloriques pour des visiteurs étrangers, opèrent dans des conditions où l’on devrait s’interroger quant à l’hygiène. Si les marchands reconnaissent que la mairie fait régulièrement nettoyer les sols, ils déplorent le manque d’entretien général. En effet, il ne suffit pas de laver les sols pour effacer les traces de pas, la boue incrustée ou les moisissures tenaces. Qu’en est-il de la propreté au quotidien, d’un véritable rafraîchissement des lieux qui redonnerait un peu de vie à une architecture se voulant autrefois futuriste, mais aujourd’hui largement dépassée. Et qu’en est-il de la sensibilisation des marchands eux-mêmes au maintien de la propreté ?

Les propriétaires des commerces auront beau faire valoir pour leur défense que l’entretien des façades – avec les travaux de peinture – représente un coût considérable, il n’en demeure pas moins qu’aucun consensus n’a encore été trouvé entre eux et la mairie pour améliorer l’esthétique du centre-ville. Pourtant, un partenariat entre la municipalité et les commerçants pourrait permettre d’envisager des solutions réalistes, qu’il s’agisse d’un programme de rénovation, d’incitations financières ou d’un plan d’embellissement progressif.

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Et que dire de la gare Ian Palach Sud, si ce n’est qu’elle constitue un autre eye-sore tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Là encore, des marchands de produits divers, de nourriture, de fruits et de légumes exercent leur activité dans un environnement où la propreté laisse sérieusement à désirer.

Lorsque Tashyana Latchmana Pillay Kuppadu a été élue maire de Curepipe, le 25 mai dernier, elle a, comme ses prédécesseurs, fait part de ses priorités : entre autres, redonner son éclat au marché de Curepipe. Pour le moment, il n’y a que le toit de l’Hôtel de ville qui a retrouvé une couleur bleu ciel, après avoir été débarrassé d’une couche épaisse de moisissure.

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Légendes :
  1. Le kiosque du Jardin botanique attend d’être rénové 
  2. L’extérieur de la gare du Sud de Curepipe
  3. Vue d’une partie de Curepipe qui aurait dû être un paysage plus dynamique et surtout propre
  4. L’état des bâtiments commerciaux de la rue Chasteauneuf, l’une des principales artères de Curepipe, témoigne lui aussi du manque d’entretien qui affecte le centre-ville
  5. Lake Point… désastreux
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