SECTEUR POSTAL — Luximon Badal : « Le PM envisage une renationalisation de la Mauritius Post »

La marche pacifique que les travailleurs de la poste avaient organisée le samedi 4 juillet 2026 dans les rues de Port-Louis semble avoir atteint son objectif. Luximon Badal, président d’une branche de l’Union of Post Office Workers (UPOW) regroupant les postiers de Mauritius Post, a déclaré à Le Mauricien hier que le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a personnellement pris contact avec lui, mardi.

- Publicité -

Le chef du gouvernement lui a donné l’assurance qu’il étudiait personnellement le dossier et la pétition que le syndicat lui avait remis, qu’il a par ailleurs transmis au ministre délégué des Finances, Dhaneshwar Damry, et au ministre des Communications, Avinash Ramtohul.

Le Premier ministre a également laissé entendre à Luximon Badal qu’il envisageait toutes les options, et qu’une renationalisation de Mauritius Post n’était pas à écarter.

- Publicité -

Luximon Badal nous explique que le comité exécutif de l’UPOW a par la suite passé en revue les assurances du chef du gouvernement, qui ont été communiquées à tous les membres du syndicat. Le syndicaliste nous confie que cela a grandement rassuré les travailleurs de la poste, qui appréhendaient la fermeture de Mauritius Post, et se dit confiant quant à un dénouement positif.

Lors de sa marche pacifique, le syndicat avait tiré la sonnette d’alarme quant à une possible fermeture de la Mauritius Post, vu sa situation financière des plus précaires, et avait réclamé que cet organisme, qui est un corps paraétatique, redevienne un service public, comme c’était le cas avant sa privatisation en 2003.

- Advertisement -

Une pétition au Premier ministre, regroupant les signatures d’environ 250 travailleurs postaux, toutes catégories confondues, demandant au Premier ministre d’envisager la réincorporation de la poste dans le secteur public, avait été remise à ce dernier le 6 juillet 2026.

D’après l’UPOW, Mauritius Post engrangeait des profits comme organisme public, mais la privatisation avait apporté une mauvaise gestion chronique, dont « le recrutement à outrance de petits copains et de petites copines », selon l’expression de Luximon Badal, par les administrations précédentes. Cela a provoqué des pertes colossales, avec comme résultat que la poste se retrouve désormais en situation précaire.

Par ailleurs, il y a eu un délaissement général par les divers gouvernements qui se sont succédé. Toujours selon l’UPOW, il n’y a eu aucune modernisation des infrastructures avec la privatisation, contrairement à ce qui leur avait été promis.

EN CONTINU
éditions numériques