Les conséquences néfastes des fortes pluies et des inondations éclair sur certaines infrastructures de l’île posent toujours problème. En atteste le sort réservé aux maraîchers du bazar de Vacoas qui ont été contraints de travailler les pieds dans l’eau, vendredi, conduisant même à la fermeture de quelques échoppes. Outre les drains inefficaces et inadaptés, l’objet du courroux des locataires demeure le fait que la toiture en tôle du bazar, qui date de plus de 35 ans, a connu une nette dégradation.
Un ex-député orange avait promis que la ville Cendrillon ressemblerait un jour à l’arrondissement le plus célèbre de la ville de New York. Sauf que ce dernier a disparu des radars et qu’en attendant que cette promesse se concrétise, les maraîchers se retrouvent confrontés à la récurrence des reflux d’eau en provenance des canalisations. C’était le branle-bas de combat, vendredi : des gens avec de l’eau jusqu’aux tibias tentant tant bien que mal de se frayer un chemin jusqu’aux étals, où les coulées de boue étaient heureusement relativement limitées. Certains commerçants avaient, néanmoins, tiré les leçons des précédentes inondations en relevant leurs étagères.
« Là où le bât blesse, c’est quand on voit qu’on investit des sommes d’argent allieurs dans les malls pendant qu’on doit travailler dans des conditions exécrables. Où sont passés les budgets promis pour la réfection des drains ? », lance un marchand de légumes. Pour couronner le tout, la toiture en tôle du bazar, qui s’est nettement dégradée au fil du temps, ne les protège plus des intempéries.

