DÉCHETS : Le GM vise un taux de recyclage de 45% avec deux nouvelles infrastructures

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Le taux de recyclage à Maurice devrait passer de seulement 6% à 45% grâce à la mise en service de deux Integrated Waste Processing Facilities (IWPF). Ces infrastructures, présentées comme le pilier de la nouvelle stratégie nationale de gestion des déchets, ne devraient toutefois entrer en opération qu’à la fin de 2028, alors que le gouvernement reconnaît que le projet accuse déjà des retards.

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Les deux IWPF, qui seront construites dans les régions Nord et Ouest dans le cadre d’un contrat de concession signé avec Sotravic Ltée, auront pour mission de trier, recycler et valoriser les déchets à grande échelle. Elles devraient permettre de détourner près de 208 000 tonnes de déchets par an du site d’enfouissement de Mare-Chicose, réduisant considérablement la quantité de déchets enfouis tout en augmentant fortement les capacités nationales de recyclage. Le ministère de l’Environnement estime que l’entrée en service de ces installations ouvrira la voie à la généralisation du tri des déchets à la source.

Plusieurs réformes sont déjà en préparation, notamment l’introduction de la responsabilité élargie des producteurs (Extended Producer Responsibility Principle) pour les déchets électroniques et les bouteilles en plastique, l’obligation de trier et recycler les déchets de construction et de démolition, une réglementation encadrant les véhicules hors d’usage ainsi que le lancement de projets pilotes de tri à la source avec les conseils de district.

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Le gouvernement souhaite également promouvoir le compostage des déchets de marché et appliquer le principe de proximité, consistant à traiter les déchets au plus près de leur lieu de production afin de réduire les coûts de transport, les émissions de gaz à effet de serre et la pression exercée sur le centre d’enfouissement de Mare-Chicose.

Interrogé sur les délais, le ministre de l’Environnement, Rajesh Bhagwan, a admis que le calendrier n’était « pas satisfaisant ». Il a expliqué que les retards sont imputables tant au concessionnaire qu’à certaines difficultés rencontrées par l’État, notamment dans le recrutement d’ingénieurs. Le ministère travaille désormais avec le State Law Office afin d’examiner les clauses de l’accord de concession et les mesures pouvant être prises face aux retards enregistrés.

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Ces précisions ont été fournies à la suite d’une question parlementaire du député Ashley Ramdass et à une question supplémentaire de la part de Joanna Bérenger.

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