LOGEMENT — Résidences NHDC : Des syndics prélèvent 40% de l’allocation du GM comme frais administratifs

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Le ministre Shakeel Mohamed : « Sur 79 syndics, seuls 32 sont actifs »

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Rs 13,5 M allouées aux syndics en 2025-26

Il y a un dysfonctionnement au niveau des syndics dans les complexes de la NHDC. C’est ce qu’a indiqué le ministre des Terres et du Logement, Shakeel Mohamed, répondant à une interpellation d’Annabelle Savabaddy. Il a précisé que la situation n’a que trop duré et qu’il faut du courage pour changer la situation. Il a ainsi dévoilé que le gouvernement octroie Rs 200 par logement par mois aux syndics, mais que certains prélèvent 40% comme frais administratifs. Ainsi a-t-il décidé que dorénavant, ce sera la NHDC elle-même, qui s’occupera de l’entretien et des travaux. Il faut toutefois que les assemblées des copropriétaires valident ce changement.

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Sur les 163 complexes de la NHDC, 34 sont régies par un règlement de copropriété, et conformément aux dispositions du Code civil mauricien, les propriétaires de ces appartements doivent mettre en place un syndicat de copropriétaires, dont la mission est de gérer les espaces communs de ces cités résidentielles. Le syndicat de copropriétaires, par le biais de son assemblée générale, nomme un syndic qui est responsable de la gestion des affaires du syndicat de copropriétaires, c’est-à-dire de la bonne gestion des cités résidentielles. Ce sont les précisions fournies par le ministre des Terres et du Logement, Shakeel Mohamed.

Dans ce contexte, chaque copropriétaire doit verser une contribution mensuelle déterminée par l’assemblée générale du syndicat de copropriétaires. Toutefois, au fil des ans, il a été constaté que de nombreux syndicats de copropriétaires n’étaient pas fonctionnels, car la grande majorité des copropriétaires ne contribuaient pas. Afin de remédier à ce problème, le gouvernement a décidé, en 2012, de verser une contribution de Rs 200 par logement et par mois, aux syndics respectifs.

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Cependant, a souligné Shakeel Mohamed, environ 40% du montant versé sont consacrés aux frais administratifs du syndicat. Ce qui laisse à peine des fonds suffisants pour l’entretien adéquat des parties communes. « Dans ce contexte, j’ai demandé à la NHDC de formuler des propositions pour agir elle-même en tant que syndic dans les complexes, où le syndicat n’est pas pleinement fonctionnel ou ne fonctionne pas du tout. »

Il a précisé que cette proposition ne peut se concrétiser que si la décision est prise par les copropriétaires, lors de leur assemblée générale. « Étant donné qu’il existe déjà une unité de gestion des résidences et de développement communautaire, ainsi qu’une unité d’entretien au sein de la NHDC, le recours à cette dernière permettra de réduire le montant absorbé par les frais administratifs des syndics existants, dégageant ainsi des fonds supplémentaires pour un entretien adéquat. »

La NHDC assistera les syndicats de copropriétaires dans la convocation de leurs assemblées pour approuver ce changement et donner leur consentement à ce que les Rs 200 par logement soit versée. « Puisque c’est la NHDC qui effectuera les travaux, elle conservera cette somme, avec leur accord, afin de réaliser les travaux. » Le ministre a également fait ressortir qu’actuellement, il est très fréquent que les factures d’électricité et d’eau pour les parties communes ne soient pas payées. « Dans un cas précis, il y a même une facture impayée d’environ Rs 380 000, et il a également été signalé au Central Electricity Board qu’il y avait eu un branchement illégal à l’électricité, afin de continuer à alimenter les parties communes. »

Shakeel Mohamed a dénoncé des syndics non fonctionnels ou dysfonctionnels, qui prélèvent un minimum de 40%, et parfois plus, de ce que le gouvernement donne pour leurs frais administratifs. « Ils prennent cet argent, et très souvent, on découvre qu’ils étaient des agents politiques de l’ancien gouvernement, placés là en douce. »
Il a reconnu que tout changement est très difficile et que certaines personnes vont tenter de tout stopper pour leurs intérêts personnels. « Je ne me laisserai pas décourager. Mes équipes ne fuiront pas. Nous irons de l’avant avec l’aide de chaque honorable membre du Parlement, y compris ceux de l’opposition, pour apporter des solutions et veiller à ce que les résidences de la NHDC soient propres, bien entretenues et offrent un cadre de vie adéquat. »

À une interpellation supplémentaire d’Annabelle Savabaddy qui voulait savoir comment les finances seront gérées et si les résidents doivent contribuer, le ministre a communiqué des statistiques. Les 34 complexes de la NHDC comptent 7 635 logements au total. Sur les 79 syndics, seuls 32 sont actifs. Le montant déboursé pour l’allocation aux syndics en 2025-26, est de Rs 13 587 687, sur un total de près de Rs 19 millions. Pour ce qui est de la NSLD, il y a actuellement 14 résidences pour un nombre de 2 730 logements.
Le ministre a soulevé un autre point : « Certaines personnes ne paient pas un centime. Qu’advient-il de ceux qui sont aujourd’hui propriétaires de ces appartements, qui peuvent les revendre et faire un profit, qui bénéficient d’une propriété gouvernementale subventionnée, mais qui ne paient pas un centime pour l’entretien ? Que faisons-nous ? »
Il a aussi appelé à la discipline, précisant que la majorité veut un bon cadre de vie et qu’il ne faut pas se plier à cause de quelques-uns.

Les nouveaux services comprendront le nettoyage des parties communes, les espaces verts et les aires de jeux pour enfants. « Certains d’entre eux n’ont jamais été ouverts et je dois faire vite. Il est vrai que nous rencontrons certains problèmes et je dois être très franc. Je m’en excuse : je dois dire que le ministère des Finances devra se concerter plus rapidement avec les Collectivités locales, et les Collectivités locales doivent assumer leurs responsabilités pour le nettoyage des aires de jeux, etc., car elles doivent recevoir des fonds et assumer cette responsabilité. »
Ensuite, il y a la réparation et les travaux d’entretien. Chaque résidence aura également un numéro de téléphone avec une personne dédiée, joignable à tout moment.

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