Avec seulement huit employés actuellement disponibles, la Traffic Management and Road Safety Unit (TMRSU) doit assurer les travaux de marquage routier et plusieurs aménagements destinés à améliorer la sécurité sur l’ensemble du territoire. Aucun de ces postes n’est occupé par un employé sous contrat. Une situation qui explique, selon le ministre du Transport terrestre, Osman Mahomed, les délais parfois notés dans le traitement de certaines requêtes.
L’effectif de la TMRSU se compose de trois peintres et de cinq Tradesman’s Assistants. Ces employés sont répartis au sein de deux équipes aux missions distinctes. La Civil Works Team intervient notamment sur les petits travaux de génie civil, comme l’installation et la maintenance des panneaux de signalisation, des bornes, des infrastructures destinées aux piétons ou encore des équipements liés aux feux de circulation.
De son côté, la Road Marking Team est responsable des travaux de peinture routière. Cela comprend notamment le traçage des lignes centrales, des Edge Lines, des lignes jaunes, des passages pour piétons ainsi que des Directional Arrows.
Pour les travaux plus importants ou nécessitant des compétences spécifiques, le ministère peut compter sur deux compagnies spécialisées à travers un accord-cadre. « Toutefois, cette solution reste dépendante des moyens financiers disponibles », note Osman Mahomed.
Le ministre a également apporté des précisions sur la répartition des responsabilités concernant l’entretien des marquages routiers. Ainsi, les autoroutes et les principales routes du pays relèvent de la Road Development Authority (RDA). Les routes secondaires situées dans les villes et les villages sont sous la responsabilité des municipalités et des conseils de district.
Concernant les nouveaux projets routiers, le marquage doit être effectué par la Highway Authority, après validation de la TMRSU. Cette dernière garde toutefois la responsabilité du premier tracé des lignes réglementant les restrictions de stationnement sur les voies publiques.
Pour les lignes jaunes et les Yellow Box Junctions, l’entretien est ensuite assuré par la Highway Authority. La TMRSU continue également de s’occuper de l’installation et de la maintenance des marquages associés aux zones de stationnement payant ainsi qu’aux radars automatiques.
Face à un nombre important de demandes provenant des parlementaires, des autorités locales, des organismes publics et des particuliers, le ministre explique que les capacités limitées de cette unité ne permettent pas toujours d’interventions immédiates. « Faute de personnel et de budget suffisants, il est impossible de répondre rapidement à toutes les sollicitations », plaide Osman Mahomed.
Les demandes sont ainsi traitées selon un ordre de priorité établi à partir des évaluations techniques de la TMRSU. La complexité des travaux, leur urgence et les enjeux liés à la sécurité routière sont pris en considération avant toute intervention. Certaines requêtes doivent donc être différées jusqu’à l’obtention de ressources financières supplémentaires.
Ces éléments de réponse ont été fournis par le ministre Mahomed suite à une interpellation du député de la majorité, Govinden Venkatasami.


