VISITE — Promotion de la langue tamoule : Une délégation mauricienne en Malaisie

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Une délégation composée d’une trentaine de personnes, notamment des enseignants du primaire de langue tamoule et le président de l’Union of Tamil Primary Teachers, Keshaven Cheenaramen, séjourne actuellement à Penang, en Malaisie, pour une quinzaine des jours. Ils s’y trouvent dans le cadre d’une mission de promotion de la langue tamoule, qui est l’une des plus anciennes langues au monde.

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Peu après leur arrivée, les membres de la délégation a eu une séance de travail à l’université AIMST, suivie de visites dans plusieurs établissements scolaires, notamment l’école Rajaji Tamil, SJKT Arumugam Pillai, SJK Batu Caves, SMK Bercham Secondary School et l’université INTI. Le thème qui a dominé lors des échanges est Together We Learn, Together We Grow .

Néanmoins, ces éducateurs doivent affronter un travail colossal puisqu’ils doivent faire face à un manque d’intérêt grandissant de nombreux parents mauriciens qui ne souhaitent plus que leurs enfants apprennent le tamoul au primaire et au secondaire. Ils vont même jusqu’à adresser des courriers à la direction des établissements scolaires afin de demander le retrait de leurs enfants des cours de langue tamoule. Cette situation constitue un véritable frein à la préservation et au développement de la culture tamoule à Maurice, déplorent des responsables.

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En dépit du nombre de temples tamouls répartis à travers l’île, une faible proportion de la communauté, estimée à environ 20%, maîtrise la langue. Et 3 180 élèves apprennent cette langue, répartis dans les 319 écoles primaires de l’île, pour quelque 200 enseignants. Malgré le soutien accordé par le gouvernement à la promotion de la langue tamoule, aucun progrès n’a été constaté.

Dans une déclaration à Le-Mauricien, Keshaven Cheenaramen a fait ressortir qu’on ne doit s’épargner aucun effort « pour faire revivre la langue tamoule dans nos écoles ». Selon lui, la motivation des élèves n’est plus la même en raison de la complexité de l’apprentissage de cette langue ancienne qui est particulièrement très riche. Ainsi, les effectifs des classes de tamoul sont en constante baisse. Compte tenu des difficultés auxquelles est confrontée la communauté tamoule à Maurice, dira Keshaven Cheenaramen, celle-ci est « fragilisée ». Toutefois, ce dernier est bien décidé à garder son bâton de pèlerin afin de préserver cette langue millénaire. Notamment, à travers des échanges avec des éducateurs de différents pays.

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Par ailleurs, ceux qui étudient le tamoul jusqu’au High School Certificate se voient privés de perspectives sur le plan professionnel. Et pour corser l’addition, selon Keshaven Cheenaramen, la Tamil Chambers of Commerce and Professionnals of Mauritius ne serait pas à la hauteur des tâches qui lui ont été assignées. Mais lui, Keshaven Cheenaramen, ne se décourage pas pour autant, même s’il a le sentiment de se retrouver seul dans ce combat.

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