Décidément, cette organisation non gouvernementale (ONG) dédiée à la protection des animaux ne cesse de susciter des interrogations autour de la gestion de son abri situé dans les hautes Plaines-Wilhems et la prise en charge de chiens errants qui lui sont confiés !
Après plusieurs dénonciations pour maltraitance sur ses pensionnaires, animaux qu’elle relâcherait dans la nature au bout de quelque temps et des soupçons de malversations financières, l’ONG se retrouve à nouveau au cœur d’une affaire qui fait déjà polémique sur les réseaux sociaux. Plusieurs dépositions ont été consignées cette semaine auprès de la police.
Dans le viseur de la Mauritius Society for Animal Welfare (MSAW), l’ONG fait l’objet de nombreuses allégations et reproches qui soulèvent des interrogations quant à son fonctionnement. La dernière plainte déposée contre elle concerne la disparition de deux chiens qui lui avaient été confiés par des bénévoles il y a quelque temps. L’ONG, qui avait facturé leur prise en charge, a ensuite été contactée par ces bénévoles, désireux d’obtenir des nouvelles des deux rescapés. Or, ceux-ci ne se trouvaient plus au refuge. Pour expliquer leur absence, la responsable de l’ONG aurait fourni plusieurs versions des faits. Ces explications contradictoires ont fini par inquiéter les bénévoles qui, depuis, n’ont cessé de réclamer le retour des deux chiens, en vain.
Soupçonnée d’abandon systématique d’animaux, l’ONG a déjà eu des démêlés avec la MSAW. Une affaire a, d’ailleurs, déjà été portée devant la justice. Une inspection menée dans ses anciens locaux, situés dans le nord de l’île, par des officiers de la MSAW, avait révélé des conditions d’hygiène et de sécurité jugées particulièrement préoccupantes pour les animaux placés sous sa responsabilité. Ils étaient exposés au soleil, privés d’eau… Cette intervention avait conduit à l’ouverture d’un dossier à charge contre les responsables.
Par ailleurs, selon certaines allégations, le train de vie des responsables contrasterait fortement avec les conditions dans lesquelles sont maintenus leurs pensionnaires. En décembre dernier, plusieurs plaintes leur avaient déjà valu des démêlés avec les autorités. Cette nouvelle affaire relance le débat sur la nécessité d’un contrôle plus strict des refuges pour animaux. Quant aux bénévoles, ils s’en remettent désormais à la police pour faire toute la lumière sur la disparition des deux chiens confiés à cette ONG.


