
Alshaad Kara, Ismaïl Hossein et Paavesh Rajiah sont trois jeunes qui se distinguent avec des vidéos soutenus par l’AI pour condamner la stigmatisation. Ils ont participé à un concours lancé par PILS, dans le cadre de ses 30 ans, autour de l’usage de l’intelligence artificielle pour dénoncer la stigmatisation.
Paavesh Rajiah décroche le premier prix avec son court-métrage mettant en scène une jeune femme qui est très aimée par son entourage, ses parents, amis, voisins. Quand elle découvre qu’elle est atteinte du VIH et qu’elle en parle ouvertement, sur une plateforme publique, elle est immédiatement rejetée, repoussée. Le cœur brisé, elle fait de plus face à des soucis de santé, trouve refuge auprès d’un centre. Mais le chagrin du rejet causé par les siens finit par avoir raison de son envie de vivre. Graduellement, la jeune femme s’abandonne et meurt.
Pavesh Rajiah concède qu’il a été très fortement marqué par Malini. « Quand j’ai vu la campagne que PILS a fait pour que Malini ne soit pas oubliée, cela m’a profondément touché. Je n’arrive pas à accepter que l’on rejette une personne parce qu’elle est porteuse d’un virus. C’est avec le souci de changer ce mindset que j’ai tourné ma vidéo. »
Alshaad Kara et Ismaïl Hossein qui ont remporté respectivement le troisième et deuxième prix, abondent dans le même sens. « Pour moi, c’est inconcevable qu’en 2026, à Maurice, nos compatriotes vivant avec le virus doivent avoir peur de dire qu’ils sont malades parce qu’ils savent quelque part qu’ils seront brutalement rejetés. Nous disons tous que nous sommes Enn sel lepep. Mais est-ce que cela se traduit dans nos actes ? »
Ismaïl Hossein estime, pour sa part, que les mentalités doivent changer. « J’ai mis à profit mes connaissances en technologies et AI pour justement mettre l’accent sur le fait qu’il y a des drames qui ne doivent pas exister. Je prends exemple de mon propre père qui est diabétique. Quand j’ai vu les dégâts que seule la maladie cause, c’est-à-dire comment il a perdu du poids, son entrain, sa joie de vivre, et quand je compare avec une PVVIH, je me dis que c’est révoltant d’avoir des comportements stigmatisants. »


