LA-PRAIRIE — Crash d’un hydravion : Le tableau de bord et un I-pad seront analysés par la DCA

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Cadeau fatal pour l’anniversaire de 21 ans du Polonais Dominik Potepsk

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Deux jours après le crash mortel d’un hydravion au large de La-Prairie, les autorités ont franchi une étape déterminante dans l’enquête avec une vaste opération de renflouement de l’appareil. Les débris du TL-3000 Sirius, immatriculé 3B-WWL, ont été récupérés, jeudi, en mer afin de permettre aux enquêteurs et aux spécialistes de l’aviation civile de déterminer les circonstances exactes de l’accident qui a coûté la vie à Dominik Potepski, un touriste polonais de 21 ans.

La Salvage Operation a mobilisé d’importants moyens sous la supervision du surintendant de police Pannoo, de l’ASP Nunkoo et de Sabittoni Pierre, Inspecteur des opérations au Département de l’Aviation Civile (DCA). Les plongeurs de la National Coast Guard (NCG), épaulés par l’unité d’élite MARCOS, ont localisé puis récupéré les débris de l’hydravion reposant à environ 600 mètres des côtes, par deux mètres de profondeur.
Jeudi après-midi, l’ensemble des éléments de l’appareil avait été ramené à terre avant d’être transporté à bord d’un véhicule-grue de la Special Mobile Force jusqu’au poste de police de Bel-Ombre, où ils ont été placés sous scellés dans une zone sécurisée et placée sous vidéosurveillance.

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L’enquête entre désormais dans une phase cruciale. Parmi les pièces saisies figurent le tableau de bord de l’appareil, ainsi qu’un iPad retrouvé avec l’écran brisé. Ces deux éléments ont été remis à la DCA pour des examens techniques approfondis. Les enquêteurs espèrent que les instruments de vol et les données numériques contenues dans la tablette permettront de reconstituer les derniers instants du vol et d’identifier les causes du drame.
Entre-temps, les images officielles de l’opération de récupération seront également versées au dossier par l’Information and Technology Unit de la police.

À l’issue d’une inspection du site, la National Coast Guard a confirmé qu’aucun débris ni aucune pollution ne subsistaient dans la zone du crash, mettant ainsi un terme à l’opération de récupération.

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Le drame s’était produit le 4 août au large de La-Prairie, près de la passe Saint-Jacques. L’hydravion, appartenant à la société Born to Fly Ltd, s’était abîmé en mer alors qu’il était piloté par un ressortissant indien de 28 ans. Ce dernier avait été secouru par l’équipe de sécurité de l’entreprise avant d’être transporté d’urgence dans une clinique privée où son état demeure grave. Selon les renseignements disponibles, il a subi des blessures au niveau de la colonne vertébrale.

Son passager, le touriste polonais – arrivé à Maurice le 29 juillet sur un vol en provenance de Francfort et qui devait quitter le pays le ce week-end– était resté coincé dans la cabine après l’impact. Il avait été extrait de l’épave par un skipper de la région de Le Morne, puis ramené à terre à bord d’une embarcation de plaisance. À son arrivée sur la plage de La-Prairie, un médecin n’avait pu que constater son décès.

L’autopsie a conclu à une asphyxie par noyade comme cause du décès. La dépouille a depuis été remise à sa mère. Selon la police, cette dernière lui avait offert ce vol en hydravion comme cadeau d’anniversaire.

Avec la récupération de l’épave et des principaux équipements de bord, les enquêteurs disposent désormais d’éléments matériels indispensables pour tenter d’établir si une défaillance mécanique, une erreur humaine ou un autre facteur est à l’origine de cette tragédie aérienne.

Les conclusions des expertises techniques de la DCA seront désormais déterminantes pour faire toute la lumière sur les circonstances de ce crash.

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