Budget Aftermath — Réforme du système de pensions : Rencontre de la dernière chance de la PKS à la State House

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MLC : « Soit Gokhool reconnaît qu’il est un Yes-Man, soit il renvoie le Finance Bill au Parlement »

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Le syndicaliste Atma Shanto entame une grève de la faim ce lundi au Jardin de la Compagnie

À quelques heures de leur rencontre avec le président de la république, Dharam Gokhool, les dirigeants de la Platform Komin Sindikal (PKS) ont affiné leur stratégie afin de convaincre le chef de l’État de renvoyer le Finance Bill au Parlement. Leur objectif : obtenir le retrait des dispositions portant sur la réforme de la Basic Retirement Pension (BRP) et favoriser la reprise des négociations. Les syndicalistes ont aussi pris acte de la décision du négociateur de la Fédération des Travailleurs Unis (FTU), Atma Shanto, d’entamer une grève de la faim à partir de 11h ce lundi au Jardin de la Compagnie, et ce, pour réclamer « la révision immédiate de la loi de 2008 sur les relations de travail afin de mieux protéger les syndicats et les travailleurs du secteur privé ».

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Hier, dans une déclaration, le président de la General Workers Federation (GWF), Clency Bibi, a exprimé le souhait que le président de la république adopte la même position que l’ex-Junior Minister au Tourisme, Sydney Pierre, en refusant d’entériner la réforme de la BRP. Le président du Mauritius Labour Congress (MLC), Haniff Peerun, a, lui, estimé que Dharam Gokhool a « rendez-vous avec l’histoire » ce lundi, se voyant ainsi offrir l’occasion de mettre un frein à la réforme et de privilégier le dialogue.
« C’est le peuple qui paie son salaire, notamment les travailleurs, les veuves et les retraités, qui contribuent à travers la TVA. Il doit revenir à de meilleurs sentiments. Ce sont ces citoyens qui financent également la sécurité de sa résidence privée. Demain, il ne sera plus président de la République. Est-ce que cet argent retournera dans les caisses de l’État ? La réponse est non. Ces millions continueront d’être dépensés sans rien rapporter à la nation et, au final, c’est sa résidence privée qui en bénéficiera », fait-il comprendre.
Haniff Peerun ajoute que si le président refuse de renvoyer le Finance Bill au Parlement, « l’histoire le condamnera ». Pour lui, il perdrait alors la confiance de la population. « Aujourd’hui, le président de la république n’a que deux choix : soit reconnaître qu’il est un yes-man, soit renvoyer le Finance Bill au Parlement », s’appesantit le président du MLC.
De son côté, le président de la Federation of Parastatal Bodies and Other Unions (FPBOU), Deepak Benydin, estime que le président de la république doit être à l’écoute de la population. « Nous accueillons favorablement cette rencontre avec le président de la République. Mais il ne faut pas qu’elle se limite à une simple formalité avant qu’il n’appose finalement sa signature sur une réforme du système de pension, qui est contestée par une large majorité de la population. La crédibilité du président de la république est en jeu. À lui de démontrer que cette rencontre n’est pas qu’un exercice de pure forme », a-t-il indiqué.

 

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