Atma Shanto entame une grève de la faim et réclame une révision des lois du travail

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Atma Shanto a entamé une grève de la faim ce lundi 10 août pour réclamer une révision de l’Employment Relations Act 2008 et du Workers’ Rights Act 2019. Le syndicaliste estime que la situation dans le monde du travail à Maurice est « alarmante », que ce soit dans le secteur privé, les corps parapublics ou d’autres secteurs. Il dénonce notamment le refus de certains employeurs de négocier avec les syndicats, ainsi que les conditions de travail et la sécurité des employés.

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Face à la presse, Atma Shanto a indiqué que plusieurs réunions ont eu lieu avec le ministère du Travail concernant des problèmes rencontrés dans certaines entreprises. Pour lui, les syndicats doivent pouvoir négocier de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires afin que les travailleurs puissent améliorer leurs conditions de vie.

Évoquant le National Remuneration Board (NRB), chargé notamment de la révision des salaires dans différents secteurs, il a insisté sur le rôle des syndicats. « Nou rol kouma sindika se negosie saler ek bon kondision travay dan pei », a-t-il soutenu.

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Atma Shanto s’est également attardé sur la situation à Innodis. Il affirme que le syndicat a fait, à plusieurs reprises, des représentations en vue d’un accord collectif, mais que l’employeur aurait toujours refusé de négocier. Il a aussi soulevé la question de la compensation salariale de 2024 qui, selon lui, n’aurait pas été correctement versée. Il affirme que le ministère du Travail a pris une décision devant la Cour industrielle en l’absence des travailleurs concernés.

Le syndicaliste dénonce également de nouveaux contrats de travail qui auraient été imposés aux employés d’Innodis. Selon lui, l’employeur serait passé outre les deux syndicats et aurait modifié certaines conditions qui existaient dans les précédents contrats de travail. Il affirme que les travailleurs ne bénéficient pas automatiquement d’augmentations salariales et que celles-ci dépendent désormais de critères de mérite déterminés par le management.

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Il cite notamment le « performance bonus », inscrit dans les contrats comme une prérogative du management. Atma Shanto conteste cette approche et estime qu’il s’agit d’un élément qui concerne directement les droits des travailleurs. Il soutient également que le système de mérite appliqué pénalise une grande partie des employés.

« Enn kote zot refiz negosie avek sindika, ek lot kote zot anpes sindika fer so travay lor site travay dapre lalwa. Zot impos kondision, zot pa negosie ek zot ferm tou negosiasion. Li pa normal sa sitiasion-la », a-t-il lancé.

Les conditions de travail et la sécurité des employés figurent aussi parmi les points soulevés. Atma Shanto cite la situation à Beau-Climat, où, selon lui, les travailleurs doivent monter 33 marches pour accéder aux toilettes, au mess-room et au vestiaire. « Travayers bizin monte 33 perron pou al toilet, mess-room ek changing room. Patron apel sa toilet 5 zetwal », a-t-il déclaré.

Il affirme également que le nouveau bâtiment de Beau-Climat fonctionnait l’année dernière sans Fire Certificate et soutient que le ministère du Travail était au courant de la situation.

Atma Shanto a enfin évoqué le cas d’une travailleuse étrangère employée dans un hôtel à Bel-Ombre. Selon le syndicaliste, cette dernière aurait été victime de violences sexuelles de la part d’un client de l’établissement. Il affirme que des parlementaires ainsi que le Premier ministre sont au courant de cette affaire.

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