Kunal Naik, CEO de la NADC : « La situation de la drogue à Maurice est catastrophique ! »

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Notre invité de ce dimanche est le Dr Kunal Naik, addictologue et Chief Executive Officer de la National Agency for Drug Control (NADC), corps paraétatique responsable de mettre en application le Plan National Contre la Drogue validé en avril dernier par le gouvernement. Dans l’interview qui suit, notre invité explique les difficultés rencontrées par la NACD pour accomplir sa mission.

 

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Quelle est la situation de la drogue à Maurice en ce plus que milieu de 2026 ?
— Il n’y a pas d’autre mot pour le dire : elle est catastrophique ! Parce qu’il y a maintenant de nouvelles substances en circulation dans le pays. Des substances qui mettent ceux qui en consomment dans un état hypnotique qu’on peut voir partout et souvent dans les rues. Parce que le système de défense est dépassé, ne répond pas aux demandes de soins et d’accompagnement des consommateurs. Parce que la police fait ce qu’elle peut et que l’ADSU procède régulièrement à des saisies de drogues, souvent importantes, mais les têtes pensantes du trafic ne vont jamais en Cour, encore moins en prison. Il y a, donc, un énorme problème par rapport à ce que nous faisons pour combattre la drogue dans le pays.

Il y a, effectivement, des saisies régulières de drogues qui valent plusieurs millions de roupies toutes les semaines. Mais qu’en est-il de la drogue que les trafiquants arrivent à faire passer à travers les mailles du filet de l’ASDU ?
— C’est pour cette raison que je viens d’utiliser le terme catastrophique. Il n’y a pas eu de pénurie de la drogue à Maurice, même pendant le Covid ! On a eu des pénuries de produits alimentaires, jamais de drogue. Par ailleurs, les drogues sont de plus en plus dangereuses et facile à importer, certaines sur des papiers imbibés qu’il est facile de diluer avec un liquide. Et les systèmes de détection sont de plus en plus inefficaces, y compris les chiens dressés. Nous faisons face à une situation catastrophique par rapport à nos frontières et la réponse que nous apportons depuis des années ne suffit pas.

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Est-ce qu’il y a une réponse à ce fléau économique et social ?
— Nous avons une réponse à travers le Plan National Contre la Drogue qui a été validé en avril dernier et que la National Agency for Drug Control (NADC) a pour mission de mettre en pratique. Ce plan définit de façon claire les responsabilités des différents ministères et institutions concernés. Certaines parties du plan sont déjà opérationnelles avec, par exemple, la police, la MRA et certains ministères, mais il faut admettre qu’il y a des réticences.

L’autre soir sur une radio, vous avez même parlé de « mains invisibles qui retardent certains programmes, sont récalcitrantes à nos demandes. » Ce qui rejoint les propos du ministre Subron et de la syndicaliste Jane Ragoo sur les décisions prises par des non élus pour le compte du gouvernement.
— Je dois avouer que je ne comprends pas pourquoi le Master Plan de l’État contre la drogue préparé par des experts, avec une stratégie qui peut apporter des résultats, qui bénéficie de la bonne volonté et des moyens financiers nécessaires, cale, prend du retard. Comme s’il y avait des mains invisibles qui, dans l’ombre, ralentissent tout. Je ne comprends pas d’autant plus que tout le monde s’accorde à dire que la drogue est le problème NUMÉRO UN du pays. Quand la NADC cherche à appliquer ce plan d’action contre la drogue, nous faisons face à des résistances.

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Est-ce que ces résistances sont le fait de l’administration, ce qui indiquerait, quelque part, que la mafia de la drogue a intégré le système et le gangrène ?
— Je n’ai pas de réponse à cette question, mais il est important qu’elle soit posée. Nous savons que, dans le passé, la corruption avait commencé à intégrer le système avec des policiers impliqués. Mais au delà de ça, il y a des lourdeurs administratives…

…des lourdeurs qui découlent du fonctionnement du système ou des lourdeurs pour ralentir la mise en pratique du plan ?
— Il y a, peut-être, un peu des deux. Mais ce que je ne comprends pas c’est que nous sommes, nous le savons tous, dans l’urgence, et que des choses simples faciles à mettre en place deviennent compliquées, prennent du temps, nous ralentissent. Exemple : le MRA avait mis au point, avec le ministère de la Santé, une plateforme pour contrôler les molécules liées aux drogues synthétiques qui entrent dans le pays. Ce système n’est plus utilisé depuis 2023. Au début de cette année, nous avons demandé sa remise en place, mais nous avons dû négocier pendant neuf mois pour que ce soit fait !

Est-ce qu’avec ces résistances, réticences et autre lenteurs administratives et malgré le fait que la NADC a plein pouvoirs pour veiller à la mise en place du Plan, cette institution ne se retrouve pas dans la posture qui a été celle de l’ICAC à un moment : celle d’un bulldog sans dents ?
— Je suis obligé de répondre que c’est un peu la situation, pour le moment. Nous sommes une jeune institution qui se rend compte de l’urgence de la situation et de la nécessité de mettre en application le plan d’action, de faire bouger les choses. Il y a, quelque part, une réticence à reconnaître l’équipe de la NADC parce qu’elle vient du monde des organisations non-gouvernementales (ONG), du terrain, a une manière de penser et un système de travail différent. Nous ne sommes pas venus imposer ou remplacer qui que ce soit ; nous voulons travailler de façon coordonnée pour amener une réponse à la situation. Il est possible que c’est notre désir de travailler ensemble qui sert de ralentisseur, comme une menace. Un des problèmes découle du fait qu’à Maurice, tous ont une opinion sur la drogue, pensent qu’ils ont la solution et, en même temps, il y a une réticence pour que tout soit évalué, afin que les mauvaises décisions ne soient pas prises.

Comment fonctionne la NADC ?
— Techniquement, la National Agency for Drug Control (NADC) a été créée pour remplacer la National Agency for the Treatment & Rehabilitation of Substance Abuse (NATRESA) qui avait été dissoute en 2016 par le gouvernement d’alors. Selon la loi de 2025, nous avons un board composé de 22 personnes, principalement des représentants de ministères et quelques-uns des ONG, et avons pour mission d’implémenter le National Master Plan sur la Drogue et le National Action Plan pour le HIV. Nous avons 6 divisions, mais ne disposons que de 5 techniciens, en sus du personnel administratif. Depuis le départ, je demande l’augmentation du staff, mais vu que nous sommes un corps paraétatique, nous devons suivre les procédures qui prennent des mois et des mois. Vous allez rire : la NADC qui existe depuis des mois n’a pas de téléphone fixe, car il faut respecter une procédure pour faire installer une ligne. En attendant, nous utilisons nos portables. Nous nous retrouvons avec une poignée de techniciens, alors que les demandes viennent des quatre coins du pays. Pendant qu’on perd du temps à mettre en place les structures pour faire fonctionner efficacement la NADC, la drogue continue, de façon accélérée, à faire des ravages dans le pays. Il y a dans cette réticence, me dit-on, le fait que l’équipe de la NADC vient de la société civile, du milieu des ONG, est relativement jeune, et certains le prennent très mal, pensent que nous sommes là pour remettre en question le travail qu’ils font depuis des années.

Est-ce qu’un board composé de 22 membres n’est pas un problème quand il s’agit de le réunir rapidement, d’autant que ces membres doivent avoir d’autres occupations ? En fin de compte, la NADC a plus de membres de son board que de personnel technique !
— C’est la loi qui impose le nombre de membres du board.

Est-ce que le projet de la NADC correspond à la situation actuelle ?
— En partie, en raison de ce que je viens d’expliquer. Nous serons efficaces quand nous aurons suffisamment de personnel pour faire fonctionner nos divisions et nos programmes. Mais valeur du jour si Maurice ne change pas de politique, nous allons perdre le combat contre la drogue.

Tout cela donne le sentiment que ceux qui décident ne sont pas au courant de la gravité de la situation sur le terrain, ou pire : ne veulent pas le savoir en minimisant l’étendue du problème.
— C’est parce que le gouvernement était conscient de l’étendue et de la gravité du problème de la drogue à Maurice que la NADC a été créée. Je ne sais pas s’il se rend compte que les lenteurs administratives ralentissent la mise en action de l’ensemble du plan adopté, alors que nous ne pouvons pas, vu l’ampleur de la drogue à Maurice, nous permettre de perdre du temps. On ne peut pas donner une réponse au problème de l’addiction à la drogue seulement par la répression, sans tenir compte des conditions sociales et environnementales qui sont extrêmement importantes. Tous les efforts entrepris pour casser les reins des trafiquants n’aboutiront pas si en même temps il n’y a pas d’efforts au niveau de la santé, de l’accompagnement, de l’éducation. C’est comme taper des coups d’épée dans l’eau en espérant provoquer une grosse vague.

Est-ce que la solution passe par l’indépendance de la NADC ?
— Oui, une indépendance et une liberté d’action dans des limites précises faites dans la transparence. Nous travaillons en coordination avec l’ADSU, la FSL, la MRA, les douanes et d’autres institutions concernées avec réunions régulières, échange d’informations. En ce qui concerne le traitement et la réhabilitation, nous travaillons avec l’ambassade américaine pour développer un protocole national pour Maurice en revoyant, améliorant et structurant le système en place avec des ONG qui opèrent des centres de réhabilitation. Ce qui interdira aux « centres marrons » d’opérer, au risque de tuer des jeunes. En ce qui concerne la prévention, nous avons des projets déjà en place pour expliquer ce qu’est le VIH, la stigmatisation, l’addiction…

Est-ce qu’en 2026, on a encore besoin d’expliquer ces sujets ?
— Oui. Parce que nous nous rendons compte que des mauvaises informations sur ces sujets sont diffusées, parfois même dans les médias, et sont crues par certains. Nous avons des projets et des programmes pour nous permettre de réagir sur tous les fronts et apporter les réponses. Tout cela, avec une équipe extrêmement réduite.

On dirait que la NADC est un bon projet avec des objectifs bien définis, mais difficile à mettre en pratique en raison des lenteurs ou résistances bureaucratiques, pour ne pas dire autre chose.
— Nous devons régulièrement faire appel au Bureau du Premier ministre pour faire avancer les choses, afin que nous puissions travailler. Nous ne devrions pas avoir à faire ça dans la mesure où il s’agit d’un programme national pour répondre à une urgence qui s’accélère de jour en jour. Il faudrait, à long terme, faire évoluer la loi, en fonction du développement de la situation sur le terrain – une situation qui évolue rapidement – et envisager la création d’unité avec le pouvoir d’intervenir, alors que nous ne pouvons que conseiller et coordonner. Nous faisons avec ce que nous avons, mais c’est difficile à tous points de vue.

Il y a une chose qui étonne : le fait que l’ex-président de la NADC, qui avait démissionné, intervient toujours médiatiquement sur les questions de drogue.
— Il n’a rien à faire avec la NADC et intervient dans les médias, d’après ce que j’ai pu comprendre, en tant que conseiller du Premier ministre sur les questions de drogue. J’ai beaucoup de respect pour le travail qu’il a fait dans le passé, mais nous appartenons à deux écoles de pensées en ce qui concerne le combat contre la drogue. Sam Lauthan est pour une certaine forme de councelling, alors que la NADC travaille sur un plan inclusif national dans lequel tous se retrouvent.

Qu’en est-il du rapport sur le cannabis prêt à 98% qui devait être soumis au gouvernement ?
— Ce rapport a été complété et soumis au board de la NADC qui l’a validé cette semaine et a demandé qu’il soit soumis au gouvernement. Nous attendons un rendez-vous pour le remettre au PM.

Est-ce que dans ce rapport, la NADC a une position précise sur la question qui alimente toutes sortes de débats sur la dépénalisation ou la légalisation ?
— Permettez-moi de vous répondre par une question : est-ce que, compte tenu de la situation de la drogue à Maurice, nous pouvons maintenir le statu quo avec un système pratiqué depuis des années qui n’a pas donné les résultats espérés ? La NADC n’a pas encore pris position sur cette question, mais nous avons créé un comité qui a travaillé dessus pendant 9 mois. Il était composé d’une équipe technique comprenant des spécialistes dans différentes domaines ou représentant des institutions qui connaissent le sujet. Nous avons mené une consultation nationale on line à travers des ateliers, des groupes avec les enseignants, les parents, les élèves, les religieux, les consommateurs, des représentants des secteurs public et privé. Ce sera au gouvernement de décider de la marche à suivre par rapport aux recommandations du rapport. Mais ceci étant, il faut souligner que le statuquo permettra aux trafiquants de proliférer.

Que faudrait-il faire le plus rapidement possible pour ne pas perdre le combat mené contre la drogue ?
— Il faut que tous les Mauriciens entrent dans le combat contre la drogue qui n’est pas celui des politiques, mais celui de la nation mauricienne toute entière. C’est un combat qui dépasse les religions, les classes sociales, les communautés. La réponse ou l’arme pour mener le combat passe par la mobilisation des tous les Mauriciens. Nous pouvons avoir des divergences d’opinion, mais cela ne doit pas nous empêcher de travailler ensemble pour trouver LA solution et la mettre en pratique. Il faut donner plus de moyens techniques, logistiques et financiers aux institutions pour retracer l’argent que rapporte la drogue qui croise souvent celui de la corruption. Il faut, surtout, se dire que ce n’est pas en placardant des affiches « say no to drugs » que le consommateur arrêtera d’en prendre. Il faut trouver d’autres moyens, donc médicaux, pour y parvenir et, pour ce faire, il faut savoir quels sont les produits synthétiques qui sont importés et consommés à Maurice. Il faut aussi faire de la décentralisation et donner plus de moyens aux ONG.

Ce que vous proposez n’est pas un simple changement de programme, c’est pratiquement une révolution à tous les niveaux. Une révolution nationale.
— Le mot peut paraîre fort, mais c’est ça ou le maintien du statu quo d’un système qui ne peut pas faire face au développement de l’industrie de la drogue. Si nous perdons le combat contre la drogue, nous allons en même temps perdre tous les autres combats pour développer le pays.

Vous dites que la répression massive des consommateurs ne suffit pas. Par quoi faut-il la remplacer ?
— Par une répression ciblée qui traquera l’argent de la drogue et se focaliser sur les grosses têtes, au lieu de se concentrer sur les petits consommateurs et revendeurs. Il faut attaquer le mal à sa racine. Jusqu’a maintenant, on arrête et on condamne les consommateurs et les revendeurs, jamais les gros importateurs et les gros distributeurs. Le problème, c’est que ceux qui décident dans un sens ou l’autre les propositions sont des gens qui ne sont pas sur le terrain. Pas mal de têtes supposément pensantes sont déconnectées de la réalité du terrain. La solution transcende la politique. Il faut arrêter avec cette manière de penser et de faire qui consiste à mettre de côté ce qui a été fait avant. Au lieu de le remplacer, juste pour le plaisir de remplacer, il faudrait l’étudier, garder ce qui fonctionne, et apporter les améliorations nécessaires. Malheureusement, tout change obligatoirement après chaque élection et chaque nouveau gouvernement. Il faut faire une étude scientifique sur la consommation de la drogue à Maurice, qu’est-ce qu’on consomme, qui consomme, à quel rythme, quel est le nombre des addicts, quel est le nombre d’overdoses et celui des décès liés à la drogue. Nous avons besoin de ces réponses pour trouver les réponses à notre problème.

Lors de votre dernière intervention à la radio, celle où vous avez parlé des mains invisibles, vous avez créé une polémique – une de plus – en parlant de la situation au Portugal.
— C’est une déclaration qui a été mal interprétée, peut-être intentionnellement par certains. Situons le contexte : en 1999, pour faire face à un énorme problème de drogue, le Portugal nomme un comité pour étudier la question. Après deux ans de travail, le comité produit un rapport dont la première recommandation est la décriminalisation des toutes les drogues, et la seconde le renforcement du système social et de santé, ce qui a été fait en 2001. Depuis, toutes les statistiques montrent que la situation a évolué positivement au Portugal grâce au nouveau système qui est régulièrement actualisé en fonction de l’évolution de la situation. Mais le fait à retenir est que le Portugal n’a jamais légalisé l’usage des drogues. On a voulu confondre ici entre dépénalisation et légalisation, ce qui n’est pas du tout la même chose. J’ai dit simplement que dans la recherche d’une solution à notre problème, nous devrions étudier ce qui a été fait dans d’autres pays comme le Portugal.

Est-ce que les Mauriciens croient en la réhabilitation des consommateurs de drogue, ou ils pensent que c’est un combat perdu d’avance… dont il vaut mieux ne pas s’occuper ?
— Les Mauriciens sont de plus en plus conscients et inquiets de la gravité de la situation. Il y a des centres de réhabilitation sérieux, gérés par des ONG, qui réussissent à faire du bon travail au niveau de l’accompagnement et de la réhabilitation. Mais l’addiction est une chose extrêmement complexe, selon les individus et leur environnement, et en sortir est un long chemin pas gagné d’avance. Il faut aussi savoir qu’il y a des gens qui ne consomment pas de la drogue que pour avoir du nissa, mais que certains, surtout les plus pauvres, le font pour oublier leurs souffrances. Malheureusement, la consommation est pour certains une solution pour échapper à leur condition, une solution à court terme. La consommation de drogues synthétiques – dont nous ignorons les dernières compositions – est en hausse par rapport aux autres drogues à travers le monde et Maurice. Nous devons, donc, développer des méthodes et des outils pour l’analyser, afin de mieux la combattre.

En fin de compte, la mafia de la drogue est mieux organisée pour développer son business que ne le sont les autorités du pays.
— Tout à fait. Parce qu’ils n’ont pas de protocoles, de règlements ou de validations à demander avant de prendre une décision et de la mettre en pratique. C’est ce qui explique qu’ils ont de l’avance sur nous, une avance qui va en augmentant, alors que nous sommes ralentis dans notre action.

Apres cet état des lieux des conditions dans lesquelles la NADC « fonctionne », est-ce que vous êtes personnellement optimiste pour l’avenir en ce qui concerne le combat contre la drogue ?
— Je suis surtout réaliste et je connais la situation sur le terrain. Si je n’étais pas optimiste, je n’aurais pas accepté le poste. Je crois dans ce que je fais et, surtout, je crois dans l’humain. Je crois que chacun d’entre nous a le droit de vivre correctement et que l’État a la responsabilité de créer les conditions nécessaires pour cela. De là où je suis, avec l’équipe de la NADC et beaucoup plus de Mauriciens qu’on ne le croit, je fais ce que je peux pour créer ces conditions.

Jean-Claude Antoine

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