La police semble faire preuve d’une plus grande fermeté envers les marchands ambulants opérant le long des rues et sur les trottoirs de Port-Louis depuis quelque temps. C’est du moins l’impression qui se dégage à la lumière de l’opération de grande envergure menée, jeudi, sous nos yeux par des officiers qui ont tenté de déloger les colporteurs squattant la voie publique à la Place de l’Immigration (gare du Nord), tout en confisquant leurs marchandises. Ayant exprimé leur ras-le-bol, il y a un mois, face à la concurrence des colporteurs qu’ils jugent déloyale, affirmant que leurs ventes sont en forte baisse, alors que la réglementation interdit aux marchands ambulants d’exercer dans un rayon de 500 mètres autour du marché, la levée de boucliers des locataires du marché central semble porter ses fruits. Sauf qu’à force d’avoir fermé les yeux durant des décennies, les forces de l’ordre et les collectivités locales sont parfois confrontées à la rébellion de certains colporteurs qui ont assimilé le fait de squatter la voie publique à un droit acquis. C’était le cas, jeudi, des vendeurs de légumes donnant du fil à retordre à des policiers venus les déloger, au point où les choses ont failli tourner au pugilat. Cet épisode, dont les images et les vidéos ont fait le tour des réseaux sociaux, est révélateur de la tâche ardue qui attend la police pour mettre un terme à ces infractions. L’intervention des politiques, dont ceux qui mettent « en garde contre l’accaparement d’espaces publics », ne serait pas de trop…

