Réforme — Manifestation le 31 octobre — Pension de vieillesse : la PKS maintient la pression

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La Platform Komun Sindikal (PKS) maintient la pression pour réclamer le retour du quantum de la pension de vieillesse à Rs 15 555 à l’âge de 60 ans. Ses membres ont rencontré la presse, hier, pour appeler les travailleurs, les retraités et les chômeurs à descendre dans les rues de Port-Louis le 31 octobre prochain.

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Le président de la Fédération des Travailleurs Unis (FTU), Atma Shanto, a réaffirmé que le combat syndical pour le rétablissement du quantum initial de la pension de vieillesse se poursuivra. Intervenant au siège de la FTU, à Port-Louis, il a appelé à une forte mobilisation le 31 octobre.

Ashvin Gudday, membre de PKS, s’est, pour sa part, appesanti sur le fait que la pension de vieillesse à taux plein n’a toujours pas été rétablie pour les Mauriciens ayant atteint l’âge de 60 ans. « Le combat va se poursuivre le 31 octobre à partir de 13 h, avec une marche de protestation dans les rues de Port-Louis. Elle démarrera à proximité du Centre social Marie-Reine-de-la-Paix pour se terminer au Jardin de la Compagnie », a-t-il annoncé.
Il a également évoqué plusieurs préoccupations qui, d’après lui, affectent actuellement la population, notamment « l’exploitation des travailleurs étrangers, les pertes d’emplois dans les entreprises, ainsi que la privatisation des casinos et dans le port ». Il a aussi dénoncé le financement des partis politiques.

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« Le peuple paie cher aujourd’hui ce qu’on appelle le financement des partis politiques. On ne dit rien sur la réforme électorale pour réglementer le financement des partis politiques », a-t-il avancé.

Pour Ashvin Gudday, « les travailleurs, les retraités et les chômeurs doivent venir participer à la manifestation du 31 octobre prochain ».
Le président de la Confederation of Trade Unions of the Public and Private Sector (CTSP), Reeaz Chuttoo, a assuré que la manifestation du 31 octobre sera maintenue, quelles que soient les décisions que pourrait prendre le gouvernement entre-temps. « Peut-être qu’il y aura une annonce. Depuis 2025, l’un de nos slogans est le démantèlement de l’État-Providence. Le dernier budget a démontré que les menaces sont beaucoup plus dangereuses, notamment avec l’introduction du NPPF, qui va englober le PRGF, le NSF et même des fonds de pension du secteur public », a-t-il déclaré.

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Reeaz Chuttoo estime que les changements annoncés concernant le système de retraite soulèvent de nombreuses interrogations. « NPPF veut dire que lorsqu’une personne prendra sa retraite, elle n’aura pas droit à une Gratuity », a-t-il affirmé.

Le syndicaliste s’est également interrogé sur la fixation de l’âge de la retraite à 65 ans et sur les garanties permettant à un salarié de conserver son emploi jusqu’à cet âge. « Le gouvernement a fixé l’âge de la retraite à 65 ans, mais il n’a pas amendé la loi pour garantir le travail jusqu’à l’âge de 65 ans », fait-il ressortir.

Le président de la CTSP a également évoqué les difficultés auxquelles seraient confrontés les travailleurs âgés. « Tout le monde sait qu’après l’âge de 55 ans, une défaillance physique et mentale se fait sentir », dit-il. Le négociateur estime que le mécanisme permettant d’assurer une distribution équitable des richesses est aujourd’hui menacé. Il a également critiqué la possibilité pour certaines entreprises d’employer jusqu’à 100 % de travailleurs étrangers, laissant entendre que cette mesure risque d’affaiblir la négociation collective.

« Le message est clair : les jeunes n’ont pas leur place à Maurice. Que fait le gouvernement pour protéger la classe laborieuse du pays ? J’ai honte à leur place lorsqu’ils choisissent de célébrer la Journée mondiale des personnes âgées alors qu’ils ont volé la pension de plusieurs milliers de personnes en 2026. Ils n’ont pas d’amour-propre », a-t-il lancé.

Reeaz Chuttoo a conclu en déclarant : « De nos jours, les politiciens nous achètent au prix comptant pour nous vendre à crédit. »
La secrétaire générale de la CTSP, Jane Ragoo, a, de son côté, déploré la situation de nombreux salariés qui perdent actuellement leur emploi sans, selon elle, bénéficier d’une compensation suffisante. « Il est chagrinant de constater que beaucoup de salariés perdent leurs emplois actuellement sans pourtant avoir droit à une compensation », fait-elle valoir.
Elle a fait ressortir que depuis février 2022, les employeurs sont tenus de verser leur contribution au Portable Retirement Gratuity Fund (PRGF). Elle a ainsi invité les travailleurs licenciés à participer à la manifestation du 31 octobre afin de réclamer une sécurité d’emploi accrue.

Le président de la Federation of Progressive Unions (FPU), Enrico Permal, a indiqué que la plateforme syndicale élargit progressivement son champ d’action afin d’attirer l’attention sur différents problèmes auxquels sont confrontés les travailleurs, notamment les cas de harcèlement sur le lieu de travail et les situations de receivership.

Il s’est également prononcé sur la question de la retraite à 65 ans. Selon lui, présenter le fait de toucher sa pension à cet âge comme un moyen de bénéficier d’un « joli pactole » constitue une campagne trompeuse.
« La valeur de la roupie ne sera pas la même », a-t-il fait ressortir, en mettant ainsi en avant la question du pouvoir d’achat des futurs retraités.

 

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