Un incident s’est produit à l’école du gouvernement H. Chooromoney, à Quatre-Bornes, mardi dernier. Une maman, venue récupérer son fils malade, a menacé le responsable de l’établissement ainsi qu’une enseignante avec un couperet. Ce n’est pas la première fois que l’école a des problèmes avec elle. La police a été mandée sur les lieux. La Government Teachers Union (GTU) dénonce l’insécurité grandissante dans les écoles.
Cette mère de famille était déjà connue de l’administration de l’école pour son comportement violent. Elle avait d’ailleurs interdiction d’entrer dans la cour de l’établissement, et les surveillants contrôlent l’entrée. Quelques jours avant l’incident, elle s’était présentée à l’école, en demandant à voir la maîtresse de son fils, ainsi que le maître d’école. On lui a fait comprendre que pour cela, il fallait d’abord prendre rendez-vous.
Toutefois, mardi dernier, son enfant s’est senti mal à l’école. L’administration l’a alors appelée pour venir le récupérer. C’est ainsi que les surveillants ont eu instruction de la laisser entrer. Mais une fois à l’intérieur, elle a brandi un couperet en direction du maître d’école, qui a dû se réfugier dans une classe de Grade 1. La maman est ensuite montée vers la classe de son fils, où elle a également menacé l’enseignante avec son arme tranchante.
L’école a donc fait appel à la police qui est venue l’interpeller. Le maître d’école, sous le choc, a demandé un long congé, tandis que l’enseignante a sollicité son transfert de cet établissement, craignant pour sa sécurité. Le ministère de l’Éducation a dépêché les inspecteurs sur place hier et il y a une présence policière pendant la journée.
Cette nouvelle violence envers le personnel éducatif a fait réagir Vinod Seegum, négociateur de la GTU. « Nous avons réclamé à plusieurs reprises des mesures fortes afin de protéger le personnel enseignant, mais toujours rien. Lors d’une récente réunion avec la SCE, nous avons réclamé des posters à être placardés dans les écoles informant sur les sanctions prévues en cas de non-respect des règlements. Comme cela se fait dans les hôpitaux »,dit-il.
D’après lui, c’est une mesure qui peut être prise par l’école et financée par la PTA. « Mais on a parlé de Procurement… J’avais demandé si on attendait mort d’homme dans une école pour réagir », avance-t-il. Outre le stress subi par le personnel, Vinod Seegum évoque aussi le traumatisme subi par les enfants. « Qu’attend-on encore pour sécuriser l’atmosphère des institutions scolaires? »
Il ajoute que les cas de violence à l’égard du personnel enseignant ne se comptent plus. « La dernière en date avait été à l’école de Baie-du-Tombeau où une maîtresse d’école et une enseignante avaient été sauvagement agressées dans le bureau. Le ministère n’a pris aucune action pour empêcher que cela ne se reproduise ailleurs. »
Pour Vinod Seegum, le personnel est arrivé au bout du rouleau. « Nul ne se sent en sécurité dans aucune école. »

