Misie Moustas Leaks Saga : La police riposte aux arguments de Pravind Jugnauth 

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La police rejette catégoriquement l’idée que Pravind Jugnauth ne disposerait pas de suffisamment d’éléments pour comprendre les faits sur lesquels il est interrogé Under Warning dans l’enquête sur l’interception massive et illégale de données sous l’ancien régime, séquelles de Misie Moustas Leaks de la dernière campagne électorale.

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Selon les limiers du Central CID, « Pravind Jugnauth et son équipe légale ont été informés par écrit des infractions faisant l’objet de l’enquête, de la période concernée, de la nature des équipements et systèmes ciblés ainsi que des éléments factuels ayant conduit la police à examiner son implication présumée. »
Mais l’enquête ne s’arrête pas aux informations déjà communiquées. Les enquêteurs comptent confronter le suspect aux éléments de preuve recueillis, au fur et à mesure de son interrogatoire.

La police précise que « cette démarche vise justement à lui permettre de répondre aux différents éléments qui lui seront présentés. »
Des équipements et systèmes soupçonnés d’avoir servi à l’interception massive illégale de données, au monitoring et à la surveillance auraient été acquis et utilisés au niveau du Prime Minister’s Office (PMO). C’est autour de ces soupçons que l’enquête policière dans laquelle l’ancien Premier ministre Pravind Jugnauth est appelé à s’expliquer.
Le principal concerné s’est présenté, mardi, au QG CCID pour la poursuite de son interrogatoire formel. Les enquêteurs cherchent notamment à établir son implication présumée dans le cadre de l’exercice de Procurement, l’achat et l’utilisation de ces équipements et systèmes, que la police considère comme illégaux.
L’audition intervient alors que des interrogations ont été soulevées sur les informations communiquées à l’ancien Premier ministre avant son interrogatoire.

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Dans la mise au point, les Casernes centrales soulignent également un principe de procédure. « La police doit disposer de motifs raisonnables de soupçonner une personne d’une infraction avant de procéder à son interrogatoire », indique le communiqué officiel, ajoutant que « la police n’est cependant pas tenue de convaincre cette personne du bien-fondé de ces soupçons avant de la questionner. » D’où la convocation de Pravind Jugnauth pour interrogatoire. 
La police insiste que « Pravind Jugnauth bénéficie des mêmes droits que tout autre citoyen soupçonné d’une infraction criminelle. » L’enquête doit donc désormais permettre de déterminer, sur la base des éléments recueillis et des explications fournies lors des interrogatoires, quelle aurait été exactement son implication dans l’acquisition et l’utilisation présumées de ces systèmes au PMO.
La police réaffirme enfin qu’elle entend poursuivre ses investigations « dans le respect de la transparence, du professionnalisme et de l’État de droit ».

 

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