L’inspecteur Vicky Luckmun a été remis en liberté conditionnelle en début de semaine par la Bail and Remand Court (BRC). La Financial Crimes Commission (FCC) avait indiqué en Cour que cet organisme n’avait aucune objection à cette remise en liberté.
Le suspect devra s’acquitter de deux cautions de Rs 100 000 chacune et signer une reconnaissance de dette de Rs 1 million. Il sera soumis à un couvre-feu entre 21 h et 5 h du matin et devra faire acte de présence au poste de police de sa localité tous les jours. Il devra avoir sur lui un portable sur lequel la FCC pourra le rejoindre à tout instant. Il ne pourra prendre contact avec un témoin ou un suspect potentiel dans cette affaire, directement ou indirectement, et cela par aucun moyen que ce soit.
Cette décision de la FCC de ne pas s’opposer à la remise en liberté de Luckmun intervient après que la Cour suprême, dans un jugement rendu le 19 août dernier, a annulé le Ruling de la Cour de district de Moka lui octroyant la liberté conditionnelle.
Les juges de la Cour suprême avaient souligné que la magistrate de la Cour de Moka n’avait pas jaugé de façon satisfaisante les risques d’entrave à l’enquête, vu que certains des témoins potentiels de cette affaire comptent parmi les collègues de l’inspecteur Luckmun au sein de l’ADSU.
Selon la FCC, l’inspecteur Vicky Luckmun, affecté à l’ADSU de St-Pierre, et le dénommé Steeven Moothoocurpen, auraient comploté en 2024 pour l’importation de colis de drogue en provenance de Hong-Kong et de Chine, à travers deux sociétés-écran. Un de ces colis avait été intercepté en septembre 2024, avec plus de cinq kilos de substances chimiques destinées à la fabrication de drogue synthétique, d’une valeur marchande estimée à Rs 75,9 millions.
L’inspecteur Luckmun et Steven Moothoocurpen avaient été arrêtés en mars dernier par la FCC, et une charge provisoire de Conspiracy en vue d’importer de la drogue, en infraction à la section 109 du Code pénal, avait été logée contre eux.

