L’élagage du grand banyan situé près de la poste de Rivière-Noire, à l’entrée de la route de La Preneuse, suscite des inquiétudes. Un appel à sa sauvegarde demande aux autorités de vérifier les autorisations et de faire évaluer l’état de cet arbre, considéré comme un repère du village.
Le grand banyan de La Preneuse est au cœur d’un appel à la mobilisation. Selon les auteurs d’une pétition intitulée « Help Save a Beloved Landmark of Black River », des travaux d’élagage ont commencé le lundi 5 octobre sur cet arbre situé à proximité de la poste, à la jonction de la route côtière A3 et de La Preneuse Road.
Les initiateurs de la démarche redoutent qu’une taille excessive ne compromette sa santé et sa stabilité. Ils invitent le public à signer la pétition et à interpeller le ministère de l’Environnement, le conseil de district de Rivière-Noire ainsi que les services forestiers.
Pour les défenseurs du banyan, l’enjeu dépasse la seule conservation d’un arbre. Ils le décrivent comme un élément du paysage et de la mémoire du village, qui offre de l’ombre aux habitants et aux passants, tout en abritant des oiseaux et d’autres espèces. Un arbre mature de cette envergure, soulignent-ils, ne peut être remplacé à court terme s’il subit des dommages irréversibles.
Des précisions réclamées sur les travaux
Une lettre type accompagnant la pétition demande aux autorités de clarifier le cadre dans lequel intervient l’élagage. Elle évoque un chantier privé à proximité et réclame la vérification des permis et des éventuelles autorisations environnementales applicables.
Les auteurs souhaitent notamment savoir si un professionnel qualifié ou un agent des services forestiers a examiné l’arbre avant le début des interventions. Ils demandent que l’évaluation distingue les branches donnant sur le chantier de celles surplombant la route publique, afin de préciser les travaux nécessaires et leurs conséquences possibles.
La protection des racines figure également parmi leurs préoccupations. Ils craignent que des interventions liées à la construction ou à l’installation de réseaux souterrains puissent affecter le système racinaire du banyan. Ces risques allégués nécessitent toutefois une évaluation technique sur place.
La lettre fait aussi état de perturbations de la circulation, avec une rue qui aurait été bloquée pendant plusieurs heures. Ses auteurs affirment ne pas avoir constaté de panneau visible précisant la nature du projet, les références des autorisations ou les dispositions prises pour informer les automobilistes. Ils demandent aux services concernés de vérifier ces éléments.
Une inspection conjointe souhaitée
Les initiateurs réclament la suspension provisoire des interventions touchant le banyan, le temps de contrôler les autorisations et de déterminer l’étendue des coupes admissibles. Ils souhaitent également une inspection conjointe réunissant les services de l’Environnement, les services forestiers et le conseil de district.
Cette visite permettrait, selon eux, d’évaluer les coupes déjà effectuées, l’état de la couronne et les mesures nécessaires à la préservation de l’arbre, tout en tenant compte de la sécurité routière.
À ce stade, les éléments transmis ne permettent pas d’établir l’existence d’une infraction, le statut foncier précis de l’emplacement du banyan ou les autorisations effectivement délivrées. Aucune réponse des autorités ni des responsables du chantier ne figure dans le document communiqué.
La mobilisation pose néanmoins une question concrète : quelles garanties entourent les travaux pour préserver ce repère familier de Rivière-Noire ?

