MSM — JOE LESJONGARD : « Desam pa pou kapav tir delo dan Mare-aux-Vacoas… »

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Joe Lesjongard, président du Mouvement Socialiste Militant (MSM), a tiré la sonnette d’alarme sur la situation de l’approvisionnement en eau dans le pays, particulièrement concernant le niveau de remplissage des réservoirs de Mare-aux-Vacoas et de La-Nicolière. Selon lui, le taux de remplissage du plus grand réservoir du pays s’élevait à 33,7 % hier, contre 36,1 % pour celui de La-Nicolière. Il précise que le Dead Stock Level » se situe entre 18 % et 20 %, ajoutant qu’ « à ce niveau, nous ne pouvons plus pomper de l’eau. Il reste donc qu’environ 13 % d’eau exploitable à Mare-aux-Vacoas. » Il estime que si les pluies ne sont pas au rendez-vous, « desam pa pou kapav tir delo dan Mare-aux-Vacoas ». D’ailleurs, le volume d’eau pompé actuellement s’élève à 46 300 mètres cubes par jour, contre 110 000 mètres cubes en temps normal.

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Joe Lesjongard dénonce également le manque d’anticipation du gouvernement dans la gestion des ressources en eau. Il a indiqué que, dès novembre 2025, la station météorologique avait annoncé, dans son Summer Outlook, une pluviométrie inférieure de 15 % à la moyenne. Le rapport publié en février faisait également état d’un déficit pluviométrique pour la période allant de novembre 2025 à janvier 2026. « Zot pa pran okenn mezir, Assirvaden inn les sitiasion anpire », a-t-il déploré.

Le MSM a estimé que le gouvernement aurait dû lancer plus tôt une campagne de sensibilisation afin d’inciter la population à éviter le gaspillage d’eau : « La CWA dispose d’un programme de sensibilisation (Outreach Programme) destiné à encourager les consommateurs à s’équiper de réservoirs et de pompes à eau. Rien n’a été fait pendant plusieurs mois. » Joe Lesjongard a fait ressortir que ce ne fut que le 10 août dernier qu’une première mesure a été annoncée, avec l’interdiction du lavage des voitures à grande eau et de l’irrigation.

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Il a indiqué également qu’un comité de suivi (Monitoring Committee) existe au sein du ministère, réunissant régulièrement plusieurs institutions, dont la station météorologique, la Central Water Authority (CWA) et la Wastewater Management Authority. « Ce comité prend connaissance de plusieurs informations, notamment celles provenant de la météo. Le ministre prend alors des décisions. » Pour Joe Lesjongard, « akoz move zestion delo, pei inn koumans pran dife ».

L’ex-leader de l’opposition a critiqué par ailleurs le comité interministériel récemment institué par le conseil des ministres. D’après lui, celui-ci « pe pran bann desizion preske parey kouma Assirvaden ti anonse dan so konferans de pres 6 oktob ».

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Gestion « catastrophique » de l’éducation

De son côté, l’ancienne ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun, a commenté le management du secteur éducatif. Elle a pointé du doigt plusieurs décisions du ministère, l’absence de visibilité sur les réformes annoncées ainsi que des postes de direction laissés vacants dans différentes institutions, dont le Mauritius Institute of Training and Development (MITD).
L’annulation de certaines épreuves du School Certificate (SC) et du Higher School Certificate (HSC), sans qu’une nouvelle date ne soit proposée aux candidats, figure parmi les décisions qu’elle conteste vivement. Elle estime que « cette mesure pénalise injustement des élèves qui ont consacré plusieurs années à leur préparation ». Elle a voulu savoir si les conséquences d’une telle décision ont été anticipées et si Cambridge avait été consulté au préalable. Elle laisse entendre que des examens de Design and Communication et de Hindi avaient déjà fait l’objet d’un report par le passé. Elle s’interroge donc sur les raisons pour lesquelles cette option n’a pas été envisagée.
« Cette situation soulève également des interrogations quant à l’attribution des bourses d’études », ajoute l’ancienne ministre, qui souhaite connaître les garanties mises en place pour assurer l’équité entre les candidats.
Un autre dossier soulevé est l’octroi du statut de Grant-Aided School à la Forest Side Secondary School. Elle a affirmé que deux écoles seraient enregistrées à la même adresse, dans un bâtiment abritant à la fois un établissement privé payant et une structure bénéficiant de fonds publics. Elle a demandé au ministère de justifier cette décision et de préciser si les équipements disponibles ont fait l’objet d’une inspection préalable.

L’ancienne ministre de l’Éducation a mis en avant l’importance de garantir les mêmes règles à l’ensemble des établissements privés. Elle a souhaité savoir si les conditions ayant permis à la Forest Side Secondary School d’obtenir ce statut ont été portées à la connaissance des autres écoles payantes.  Elle a évoqué sa préoccupation quant à cette décision vu que le propriétaire de l’établissement est un député de la majorité gouvernementale.

Le dossier des réformes éducatives a suscité également ses critiques. « 18 mois après les Assises de l’Éducation organisées en avril 2025, le Blueprint censé tracer les grandes orientations du secteur n’a toujours pas été présenté », s’insurge-t-elle en l’absence de visibilité sur ce dossier.
Par ailleurs, elle a dénoncé un « échec de pilotage » au sein du ministère, soulignant que les élèves des Grades 7, 8 et 9 ne savent toujours pas, d’après elle, s’ils seront concernés par le National School Certificate (NSC). « Les futurs élèves de Grade 7, issus du Primary School Achievement Certificate (PSAC), seraient eux aussi dans le flou concernant les modalités de leur admission. »
Les retards dans la mise à disposition des supports pédagogiques du Foundation Course constituent une autre préoccupation. Leela Devi Dookun-Luchoomun a affirmé que certains élèves ont déjà repris les cours sans avoir reçu les manuels indispensables à leur apprentissage. Elle a demandé au ministère de faire la lumière sur les causes de cette situation, tout en précisant les dates auxquelles les commandes ont été passées et le calendrier prévu pour la distribution du matériel.
La situation administrative de plusieurs organismes éducatifs est également remise en question. Elle a dit demeurer dans l’attente du ministre Gungapersad quant à des réponses précises, accompagnées d’un calendrier d’exécution et d’engagements concrets.

 

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