- Des données du premier téléphone récupérées par des experts à Londres
- 17 dépositions recueillies auprès de 12 personnes
- Aucune arrestation à ce jour, six ans après les faits
- Les images Safe City d’octobre 2020 auraient été détruites
- 78 000 livres sterling versées aux experts mobilisés sur ces affaires
Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a révélé qu’un deuxième téléphone portable appartenant à Soopramanien Kistnen, considéré comme introuvable depuis six ans, a été retrouvé en possession de la police. L’appareil avait été enregistré comme un étui et non comme un téléphone. Lors de la Private Notice Question (PNQ) à l’Assemblée nationale, ce mardi 27 octobre, le chef du gouvernement a également confirmé qu’aucune arrestation n’a été effectuée à ce jour dans cette affaire. Il a indiqué que les enquêteurs continuent de découvrir des preuves importantes qui avaient été négligées lors des premières investigations.
Selon Navin Ramgoolam, le deuxième téléphone de la victime, dont le corps avait été retrouvé brûlé en octobre 2020, est actuellement soumis à des analyses afin d’en extraire des informations susceptibles de faire avancer l’enquête.
Le Premier ministre a également révélé que des experts à Londres ont réussi à récupérer des données du premier téléphone, retrouvé sous le corps de Soopramanien Kistnen. La police avait initialement indiqué que cet appareil, endommagé par le feu, ne contenait aucune preuve exploitable.
Le chef du gouvernement a soutenu que des éléments importants continuent d’être découverts, six ans après les faits. Il a également évoqué la destruction de preuves et de données lors des précédentes investigations, précisant que certaines informations ont pu être récupérées.
Concernant les « Kistnen Papers », liés aux marchés publics d’urgence durant la pandémie de Covid-19, Navin Ramgoolam a indiqué que l’enquête menée par le Central CID se poursuit. À ce jour, 17 dépositions ont été enregistrées auprès de 12 personnes.
Sur la question de l’autopsie, le Premier ministre a précisé qu’aucune enquête policière distincte n’est actuellement en cours concernant le premier examen post-mortem. Il a rappelé que le rapport d’un expert médico-légal indépendant, sollicité par la veuve de Soopramanien Kistnen, avait conclu à un homicide par asphyxie. Ces conclusions sont prises en compte dans l’enquête visant à identifier les responsables de sa mort.
Navin Ramgoolam a également indiqué que les experts travaillant sur cette affaire ont été rémunérés à hauteur de 78 000 livres sterling jusqu’ici. Aucun dossier n’a encore été transmis au Directeur des poursuites publiques (DPP) pour avis sur d’éventuelles poursuites. Le DPP conseille néanmoins les enquêteurs dans leurs investigations.
Le Premier ministre a par ailleurs affirmé que des journalistes ayant enquêté sur l’affaire Kistnen, ainsi que des avocats, dont un ancien Attorney General, figuraient parmi les personnes ciblées par un dispositif de surveillance sous l’ancien régime. Selon lui, cette surveillance visait notamment à obtenir des informations sur les éléments découverts dans le cadre de cette affaire.
Interrogé sur les circonstances troublantes entourant la mort de Soopramanien Kistnen, Navin Ramgoolam a réaffirmé que l’enquête se poursuit. Il a refusé de donner des précisions sur les personnes qui auraient participé à la destruction de preuves, estimant que toute révélation à ce stade pourrait compromettre les investigations.
Répondant aux questions supplémentaires du leader de l’opposition, Chetan Baboolall, lors de la Private Notice Question (PNQ) à l’Assemblée nationale, ce mardi 27 octobre, il a confirmé que l’enquête se poursuit, mais a refusé de révéler l’identité des personnes qui pourraient être impliquées dans la destruction de ces éléments, afin de ne pas compromettre les investigations.
Interrogé sur les circonstances troublantes entourant la mort de Soopramanien Kistnen et les résultats des investigations menées jusqu’ici, Navin Ramgoolam a indiqué que 17 dépositions ont été recueillies auprès de 12 personnes. Il a rappelé que les faits remontent à octobre 2020 et que l’enquête reste en cours.
Face à l’insistance du leader de l’opposition, qui souhaitait savoir quelles personnes étaient concernées par les précédentes investigations et qui aurait détruit les preuves, Navin Ramgoolam a refusé de fournir davantage de précisions.
« I don’t want to prejudice the investigation », a-t-il déclaré, estimant que la divulgation de ces informations pourrait nuire à l’enquête en cours.
Les enregistrements des caméras Safe City pour la période du 16 au 18 octobre 2020, dans le cadre de l’affaire Soopramanien Kistnen, auraient été détruits. C’est ce qu’a affirmé le Premier ministre, Navin Ramgoolam, en réponse aux questions supplémentaires du leader de l’opposition, Chetan Baboolall, lors de la Private Notice Question (PNQ) à l’Assemblée nationale, ce mardi 27 octobre. Il a également confirmé que les « Kistnen Papers » ont été soumis à une expertise en écriture, sans toutefois en révéler les conclusions.
Interrogé sur les images des caméras Safe City, Navin Ramgoolam a remis en cause les déclarations de l’ancien Premier ministre, qui avait affirmé, en réponse à une question parlementaire du 2 août 2024, que la police avait sécurisé les enregistrements. Le chef du gouvernement a soutenu que ces images avaient été détruites, qualifiant les précédentes déclarations de mensongères.
Concernant une éventuelle récupération des données, Navin Ramgoolam a indiqué que Huawei avait été contacté après le retour de son gouvernement au pouvoir. Selon lui, l’entreprise avait précisé que les enregistrements n’étaient conservés que pendant une période limitée. Il n’a toutefois pas indiqué si ces démarches avaient permis de récupérer les images.
Sur les « Kistnen Papers », le Premier ministre a confirmé qu’une expertise en écriture avait été réalisée. Il a cependant refusé d’en communiquer les résultats, invoquant la nécessité de préserver l’enquête en cours. Il a estimé que divulguer ces informations à ce stade risquerait de compromettre les investigations.
Interrogé par Joe Lesjongard lors des questions supplémentaires de la Private Notice Question (PNQ), ce mardi 27 octobre à l’Assemblée nationale, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a précisé que les experts étrangers chargés de travailler sur les anciennes affaires criminelles non résolues, dont l’affaire Soopramanien Kistnen, sont d’anciens membres de Scotland Yard recrutés par le gouvernement.
Joe Lesjongard souhaitait savoir si le gouvernement avait conclu un accord officiel avec Scotland Yard ou si ces experts intervenaient à titre privé. Navin Ramgoolam a indiqué que le gouvernement avait directement recruté ces anciens enquêteurs, précisant qu’il n’était pas possible d’obtenir ce type d’assistance directement auprès de Scotland Yard.

