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Selon le communiqué de presse de l’ICTA, les applications de messagerie en ligne ne sont pas concernées par les amendements proposés pour réglementer l’utilisation et lutter contre l’abus et le mauvais usage des réseaux sociaux.

« Les applications de messagerie en ligne telles que WhatsApp, Telegram, Signal, Threema, Wire, etc. présentent une caractéristique distincte, à savoir le cryptage de bout en bout. Ce type de cryptage est différent du cryptage https/TLS décrit dans le document de consultation. Le cryptage de bout en bout implique que chaque communication entre deux utilisateurs de ces applications de messagerie en ligne est cryptée de telle manière qu’aucune personne et pas même le fournisseur de services n’a la capacité de la décrypter ».

L’autorité régulatrice affirme également n’avoir jamais eu l’intention de réglementer l’utilisation des applications de messagerie en ligne, « car ces types de communication sont de nature privée, contrairement aux publications publiques sur les plateformes de médias sociaux ».

L’ICTA a déjà demandé l’avis du bureau de Facebook en Afrique du Sud afin de connaître son opinion sur la proposition et de recommander des mesures alternatives pour s’attaquer aux problèmes d’abus et de mauvaise utilisation des médias sociaux à Maurice.

Les membres du public sont invités à soumettre leurs commentaires sur ce document de consultation à socialmediaconsultation@icta.mu au plus tard le 5 mai 2021.

L’ICTA analysera et disséquera par la suite les opinions exprimées par le public et soumettra ses recommandations au gouvernement qui décidera d’aller de l’avant ou non.

« Les lois ne peuvent être introduites à l’Assemblée nationale qu’après avoir demandé et obtenu l’approbation du Cabinet. En outre, une fois introduit à l’Assemblée nationale, tout amendement est soumis au débat et à l’examen du Parlement », précise l’ICTA.

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