L'AMA compte booster la discipline avec ses nouvelles mesures

Les entraîneurs de l’Association mauricienne d’Athlétisme (AMA) ont rencontré le président Vivian Gungaram, samedi dernier, au stade Maryse Justin à Réduit. Une rencontre qualifiée de fructueuse par les parties concernées et qui a surtout débouché sur plusieurs résolutions. Entre autres, le nombre d’entraîneurs nationaux passera de 10 à 4 et les allocations qui y sont associées de Rs 6 000 à Rs 7 000. Il a aussi été convenu que ces entraîneurs aideront au bon fonctionnement des écoles d’athlétisme et centres régionaux d’entraînement également.

Pour Vivian Gungaram, la réunion de samedi dernier a surtout permis de revoir la structure technique même de la fédération, notamment pour ce qui est de la condition des entraîneurs nationaux, d’abord. Selon lui, il a été décidé de revoir à la baisse le nombre d’entraîneurs nationaux et de n’en conserver que 4 sur les 10 en activité. Ainsi, le responsable de la commission technique nationale, Joël Sévère, conserve sa position aux lancers, alors que Giovanni Lindor sera, lui, en charge des sauts. Mike Félicité aura la responsabilité du demi-fond, alors que Daniel André s’occupera de sprints. Quant à savoir si cela ne posera pas de problème étant donné que Daniel André est basé à Rodrigues, Vivian Gungaram a rassuré: « D’abord, il faut reconnaître que nous avons de bons sprinteurs à Rodrigues. Daniel fera des déplacements à Maurice, mais sera aussi assisté par un adjoint à Maurice. »

Collaboration accrue

Le président de l’AMA a ajouté que, suivant cette restructuration, les entraîneurs nationaux verront leurs allocations passer de Rs 6 000 à Rs 7 000, alors que les assistants passent, eux, de Rs 4 000 à Rs 5 000. Selon Vivian Gungaram, les entraîneurs nationaux devront désormais avoir un oeil plus actif sur le travail qui est fait au sein des centres régionaux. Quant à leurs adjoints, ils apporteront aussi leur soutien dans la préparation des athlètes de haut niveau et aideront à compléter le travail au niveau des écoles d’athlétisme. « Nous avons bien fait comprendre, samedi dernier, que c’est une collaboration plus accrue qui est recherchée. Tout a été mis en place pour aider à un meilleur développement de la discipline. Les responsabilités ont été bien expliquées et chacun sait désormais ce que la fédération attend de lui », avance-t-il.

Des suggestions ont aussi été faites au cours de cette réunion et selon Joël Sévère, les sept centres (Pamplemousses, Rose-Belle, Rose-Hill, Flacq et Bambous), dont deux à Rodrigues, seront appelés à évoluer dans un cadre beaucoup plus rigoureux. Des centres qui sont chacun composés de deux groupes soit les 16-18 ans et les U20. « La nouveauté est qu’il y aura désormais une fiche technique à remplir obligatoirement par le responsable du centre, afin de mieux suivre la progression de l’athlète. Il y aura son pointage qui lui permet d’avoir accès au centre et sa performance », fait-il ressortir. Un test sera ensuite effectué, chaque six mois, basé sur le sprint, l’endurance, la détente et la force. Le premier test est prévu pour décembre, alors qu’un autre aura lieu en juin de l’année prochaine. La fiche technique évoluera au fil des tests, explique Joël Sévère.

D’autre part, il a été proposé que les athlètes de cette tranche d’âge, qui pratiquent actuellement trois épreuves, décident de leur spécialisation au-delà des 20 ans. « Nous avons discuté et constaté qu’il était mieux ainsi pour l’athlète d’abord et pour la discipline », dit-il.

Parlant de l’engagement des entraîneurs nationaux dans cette nouvelle orientation, Joël Sévère a, tout comme Vivian Gungaram, expliqué que l’intention est d’aider à l’avancement et au progrès des jeunes et des entraîneurs. « Un entraîneur qui est spécialisé, à titre d’exemple, en saut, n’a pas les mêmes notions pour les autres spécialités. Forcément donc, l’entraîneur national et son adjoint aideront à compléter le travail. L’objectif est donc très clair. On est là pour aider à faire progresser la discipline et non d’entrer en concurrence avec qui que ce soit », déclare-t-il.

À noter que Stephan Buckland et George Vieillesse, déjà rémunérés par le centre international de Maurice, ne reçoivent pas d’allocation de la fédération. Idem pour Eric Milazar et Khemraz Naiko, employés par le ministère des Sports.