- Publicité -

(Basket-Ball) Saison 2021-22 – Reprise : pas si facile ?

Alors que la reprise est d’actualité depuis un peu plus d’une semaine, l’accessibilité à un terrain d’entraînement demeure la plus grande préoccupation des coaches. Si la Fédération mauricienne de basket-ball (FMBB) a établi un calendrier pour faciliter la reprise des entraînements, il n’en demeure pas moins que les choses ne sont pas aussi simples.

- Publicité -

Le fait que le gymnase de Phœnix soit à nouveau accessible pour les séances d’entraînement ne change pas grand-chose. Car les équipes doivent payer la somme forfaitaire de Rs 600 pour une durée de deux heures. « C’est le premier souci : nous devons payer pour avoir un lieu convenable pour nous entraîner », dit Pascal Prayag, l’entraîneur des Mahebourg Flippers. Un souci que beaucoup d’autres équipes rencontrent également, à l’instar des Black Shields de Curepipe.

« C’est compliqué pour nous. Nous n’avons pas forcément les moyens. Alors, on fait avec les moyens du bord », dit Valérie Rasé, coach de la formation curepipienne. Ces moyens du bord, les entraîneurs en ont tous rencontré : un terrain parfois mal équipé. « C’est ce que nous avons au terrain de Malherbes. Il n’y a qu’un seul panier, le terrain est mal éclairé. Mais les joueurs sont motivés et tirent une certaine satisfaction de chaque séance que nous avons eue jusqu’ici », dit-elle.

Mais plus que ces difficultés, toutes les équipes doivent composer avec le protocole sanitaire qui impose certaines restrictions. « Par exemple, le protocole veut que les joueurs gardent une certaine distance entre eux. C’est facile lorsqu’on travaille la technique », explique Pascal Desveaux, qui est à la tête des Rockers.

Son de cloche identique du côté des Flippers, où le travail technique est parfois mis de côté. Tout comme le protocole sanitaire. Mais ils ont de quoi répondre aux critiques : la majorité des joueurs a déjà été vaccinée, selon Pascal Prayag. « La plupart des joueurs ont déjà reçu leur vaccin. Donc, cela ne pose pas de problème en tant que tel. Mais malgré cela, nous essayons de respecter les gestes barrières en se désinfectant les mains le plus souvent possible. Je note aussi que les joueurs portent leur masque en arrivant », ajoute encore le technicien mahébourgeois.

Pour le Black Shield, les choses sont un peu plus en place. Valérie Rasé s’estime chanceuse d’avoir une grande partie de ses joueurs qui ont déjà été vaccinés. « Ils le sont à cause de leur emploi. Et ceux qui n’ont pas été vaccinés, par contre, s’ils sont malades, ils ne viennent pas aux entraînements. » Pour Pascal Desvaux, la règle de moins de 15 personnes ne s’applique pas, du moins pour le moment. « On se retrouve à quatre ou cinq joueurs. Au grand maximum, nous sommes à une dizaine. »

Mais devant la recrudescence des cas de contamination à la Covid19, il songe à annuler tout bonnement les séances d’entraînement. « Nous avons une séance prévue demain (ndlr : aujourd’hui). Mais il n’y a que très peu de joueurs qui ont confirmé. Plus personne ne veut prendre de risques. Et je comprends leur situation », soutient le coach des Rockers.

Reste que ce les différents championnats ne reprendront que dans deux mois, si tout se passe bien. Pour les Flippers, cela tombe à pic : ils ont encore la finale de la Republic Cup à disputer. « Nous avons un objectif. Certes, on ne sait pas quand on reprendra la compétition. Mais j’ai constaté que les joueurs ont une certaine forme physique et la reprise, la semaine dernière, nous aidera à nous affûter », conclut Pascal Prayag.

- Publicité -
EN CONTINU

l'édition du jour